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Califrais obtient le soutien financier de Stef pour se développer

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La start-up Califrais et le spécialiste du transport et de la logistique Stef, réunis avec Webhelp au sein du groupement sélectionné pour exploiter le site e-commerce du Marché de Rungis, se rapprochent. En effet, Stef apporte 1,5 million d’euros à Califrais, en échange d’une participation minoritaire, dont le niveau n’est pas précisé par les parties. La majorité du capital reste entre les mains des trois fondateurs, Pierre Lévy (CEO), Ross Lawrence (COO) et Simon Bussy (CTO).

Depuis sa création en 2014, Califrais avait mis en place un outil digital à l'adresse des professionnels qui permettait de rationaliser les commandes et les livraisons des denrées alimentaires, dont le process était auparavant assez archaïque. « En remportant cet appel d’offres, nous sommes passés dans une autre dimension. Nous allons bénéficier de la marque Rungis et de l’expérience de nos partenaires avec qui nous travaillons sur ce projet depuis plusieurs mois », explique Simon Bussy à Agra Alimentation. L’ouverture de la nouvelle plateforme digitale est programmée pour janvier 2022. Pour accompagner cette transition, Califrais a renforcé ses équipes à une quarantaine de personnes actuellement et compte poursuivre les recrutements pour arriver à cinquante collaborateurs fin 2022.  

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La société qui a autofinancé son développement depuis sa création, réussissait « à quasi doubler son chiffre d’affaires en moyenne tous les ans », précise Simon Bussy. En 2020, le chiffre d’affaires était supérieur à 5 millions d’euros et la rentabilité atteinte. Et avec les nouveaux développements en cours, la société prévoit « au minimum, de multiplier par 10 son chiffre d’affaires en trois ans (par rapport à 2020, ndlr) », indique encore le dirigeant. Et si Simon Bussy ne cache pas qu’il reste encore beaucoup à faire à Rungis, lui et ses fondateurs regardent aussi du côté des autres marchés d’intérêt national (MIN) au nombre de vingt-deux en France, ainsi que des marchés de gros en Europe. « Avec le projet actuel, nous prenons une longueur d’avance en termes de service et de digitalisation. »

La société prévoit « au minimum, de multiplier par 10 son chiffre d’affaires en trois ans »