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Campagne commune des producteurs européens de bananes

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Les producteurs européens de bananes ont lancé une campagne de presse commune, indique Sopexa dans un communiqué du 7 mai. Le thème de cette campagne est la pérennisation d’un modèle social et environnemental durable ainsi que la qualité sanitaire et gustative de la banane, dans un contexte de forte concurrence extra-communautaire.

Les producteurs européens de bananes, à travers les organisations de producteurs des Antilles françaises, des îles Canaries et de Madère, mènent une campagne mettant en avant les avantages qualitatifs de leur production, non seulement sur le produit, mais aussi sur ce qui tourne autour (les conditions sociales et environnementales). Situés principalement en Martinique et Guadeloupe, dans les îles Canaries et à Madère, ils « pérennisent un modèle social et durable dans les territoires », titre un communiqué de Sopexa, l’agence de marketing alimentaire chargée de la campagne de presse commune aux trois organisations.

Cette campagne est co-financée par les producteurs européens de bananes, rassemblés dans l’Apeb (Association des producteurs européens de bananes), et par l’UE. Elle entre dans le cadre d’une opération intitulée, lancée en 2017, intitulée « label des régions ultrapériphériques - né sous de bonnes étoiles ». Elle se déploie en 2019 par des actions sur la banane européenne dans six pays cibles : France, Portugal, Espagne, Pologne, Allemagne et Belgique. L’objectif de l’opération « label des régions ultrapériphériques - né sous de bonnes étoiles » (les étoiles du drapeau européen, NDLR) est d’informer les consommateurs européens sur les mérites des bananes d’origine UE et autres produits agricoles des régions ultrapériphériques d’Europe (Rup) et les sensibiliser au label des produits Rup, rapporte Sopexa.

Des conditions de production coûteuses en main-d’œuvre

Les bananes européennes, cultivées principalement en Guadeloupe et Martinique (France), à Madère (Portugal) et aux îles Canaries (Espagne), sont soumises « aux normes les plus strictes au monde ». Or, elles « se heurtent à une vive concurrence économique en provenance de pays non-membres de l’UE ». Elles proviennent du continent africain à hauteur de 1,1 million de tonnes, et surtout d’Amérique latine, avec 4,7 millions de tonnes, le plus grand fournisseur du marché européen.

Ces pays tiers « voient leur entrée sur ce marché facilitée par des barrières douanières qui s’effondrent d’année en année et, de plus, ne sont pas soumis à la réglementation de l’UE très exigeante avec ses producteurs. Faire face à cette concurrence déloyale, c’est là un défi majeur pour les producteurs européens ! », résume Sopexa. Les Européens consomment plus de 6 millions de tonnes de bananes par an dont 700 000 proviennent de l’UE.

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Pesticides : des engagements sur les 5 prochaines années

Les producteurs de Guadeloupe et Martinique, « attachés au respect de la nature et des travailleurs, ont lancé le plan “banane durable” en 2008 qui a permis de réduire l’utilisation des pesticides dans les plantations de 65 % et s’engagent à le réduire de plus de 50 % encore dans les cinq prochaines années », précise l’UGPBan, l’Union des groupements de producteurs de bananes de Guadeloupe & de Martinique, via le communiqué de Sopexa.

L’Asprocan, l’Association des producteurs de bananes des Canaries, explique de son côté que la topographie des zones de culture des îles Canaries « rendant impossible l’utilisation de machines », la culture et la récolte reposent toujours exclusivement sur l’intervention de la main-d’œuvre. Enfin, à Madère, l’organisation des producteurs Gesba, qui assure la représentation des 2 900 producteurs cultivant quelque 20 000 tonnes de bananes par an, « s’engage à valoriser la qualité et le goût des bananes ».

Campagne intégrée à l’opération « label des régions ultrapériphériques »