Les campagnes électorales ont démarré. Campagnes pour les chambres d'agriculture mais aussi pour les élections politiques, présidentielle et législatives. Preuve en est la manifestation de Pau du 20 septembre organisée par la FNSEA, les Jeunes agriculteurs et les organisations céréalières. La Confédération paysanne a, elle aussi, lancé ses grandes manœuvres. Les agriculteurs vont-ils être tentés par un réflexe identitaire, arc-bouté sur une défense professionnelle d'un mode de production et de ses outils ? Ou plutôt séduits par l'envie de montrer une bonne compréhension des besoins actuels de la société (qualité, environnement, aménagement du territoire...) ? A entendre le syndicalisme majoritaire de ce pays, la première option a dominé la seconde.
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Sur le plan politique, une intéressante étude de l'IFOP (1er trimestre 2006) montre cependant que les tendances politiques du monde agricole reflètent de plus en plus celles de la population en général : la préférence marquée pour Jacques Chirac s'estompe, devient minoritaire, même si le vote est majoritairement de droite. Le poids de l'extrême droite progresse légèrement tandis que le vote de gauche est aussi en progrès. l'absence de préférence partisane est, elle en chute libre. Quant aux personnalités, Nicolas Sarkozy devance Ségolène Royal, mais pas autant qu'on aurait pu le croire d'un électorat majoritairement situé à droite. Tout ceci montre que le jeu électoral devient de plus en plus ouvert chez les agriculteurs, qu'une nouvelle génération devient prédominante, raisonnant en termes de dirigeants de PME ou de salariés plus qu'en termes de " paysans " au sens propre du mot. Les candidats aux élections politiques devront en tenir compte de même que… les candidats aux élections des chambres d'agriculture.