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PAI/Investissement Cap Diana se développe par les protéines carnées

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Dans l’univers des produits alimentaires intermédiaires techniques, Cap Diana ne semble jamais rassasiée. Cette société située à Pleucadeuc (Morbihan), filiale de Diana Ingrédients (SPF et Diana Naturals) vient de mettre en service sa troisième usine, entièrement consacrée aux protéines carnées fonctionnelles.

Cap Diana, filiale de Diana Ingredients, société détenue par le fonds Cognetas (ex-Electra Partners), a investi 4 millions d’euros pour se doter d’une troisième usine dans le Morbihan à partir de laquelle elle fournit à l’industrie des plats préparés à base de viande, des ingrédients (porc et bœuf en particulier) aux propriétés émulsifiantes et gélifiantes « supérieures à celles des produits présents sur le marché », affirme la société.

Dans l’argumentaire commercial de sa gamme de protéines carnées fonctionnelles (marque « Caprotéins »), Cap Diana soutient que les industriels « ont la garantie d’une parfaite présentation de leurs produits en leur assurant une texture, une traçabilité et une tendreté optimales ».

Le directeur général de Cap Diana, Christophe Villalon ajoute que « le marché des Caproteins est mondial. Son développement sera à 95 % à l’international». Le discours de Cap Diana s’accorde tout à fait avec la méthode qu’elle emploie pour pénétrer un marché. Un mode d’emploi parfaitement adapté, au vu des solides positions que Cap Diana occupe dans ses autres métiers.

Un leader européen

Cap Diana est leader en Europe sur le marché des enrobages de viande. La société bretonne a effectué la première phase de son développement sur les bardes de porc, les gras et les co-produits. Une activité qui représente actuellement « un petit 50 % de notre chiffre d’affaires (30 millions d’€ en 2006 NDLR) », explique Christophe Villalon.

A partir du début des années 1980, Cap Diana ajoute un second métier à son activité : la fabrication de produits retexturés. Morceaux de lards, fruits et légumes en lamelles, en cubes… Le client (IAA ou RHD) suggère, Cap Diana conçoit et propose. « Nous avons aujourd’hui 300 présentations différentes », précise Christophe Villalon.

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Cap Diana accélère son développement au milieu des années 1980 en pénétrant le marché des sauces. Là encore, la société développe une stratégie offensive pour rapidement gagner des parts de marché. Jus cuisinés, garnitures, beurres et assaisonnements composés… Dans son usine dédiée, située (comme les deux autres) dans le berceau de l’entreprise, Pleucadeuc, Cap Diana multiplie les présentations. Fraîches ou surgelées, les sauces sont liquides ou tranchables.

Dans ce seul métier, Cap Diana propose un impressionnant catalogue de 5 500 références à ce jour, et une marque pour la RHD, « Maître Gustille ». De nouvelles recettes de sauces appertisées s’y ajoutent depuis cette année. Cap Diana a engagé dans l’outil dédié 1 million d’euros pour se doter d’équipements qu’elle ne possédait pas auparavant. Objectif : associer le goût à une longue conservation – douze à dix-huit mois.

« En plus, nous proposons une offre modélisée de neuf recettes (hollandaise, béarnaise, crème curry, crème champignon, etc.) que le client peut personnaliser selon ses besoins », souligne Christophe Villalon. Partie challenger sur ce marché, Cap Diana estime désormais en être un acteur majeur. Et compte bien, avec l’appertisé, étendre encore ses positions.

En plus de la méthode, Cap Diana a toujours accordé un budget conséquent en recherche et développement, de l’ordre de 5 % du chiffre d’affaires. Jusqu’à présent, cette stratégie a payé puisque le chiffre d’affaires a bondi, de 2002 à 2006, de 18 à 30 M EUR pour « plusieurs milliers de tonnes d’ingrédients alimentaires », dit évasivement Christophe Villalon. Le DG compte ne pas en rester là. « Nous tablons sur un chiffre d’affaires de 40 millions sous deux ans», confie-t-il, avec une part grandissante des ventes à l’exportation. Celles-ci représentent déjà 25 % des ventes.

Fondée par le groupe Guyomarc’h en 1976, Cap Diana et les sociétés sœurs de Diana Ingrédients (SPF et Diana Naturals) appartiennent depuis mai 2004 au fonds d’investissement Cognetas.