Chaque année en France, il se consomme deux milliards de capsules de café et seulement une sur cinq serait recyclée. Par ailleurs, les solutions existantes pour recharger et réutiliser des capsules sont perfectibles en termes d’usage. C’est du moins la conviction de Thibaut Louvet et Jean de Boisredon, deux élèves ingénieurs (Ensam et Centrale Supélec) de 22 et 21 ans, qui ont tiré profit du confinement pour lancer la start-up Caps Me. Elle propose une boîte en métal dont le socle en polymère conçu en impression 3D permet de remplir facilement une capsule compatible avec les machines Nespresso. Après plusieurs mois de recherche et de tests réalisés chez eux, ils ont mis au point, avec Kimya (filiale d’Armor spécialisée dans l’impression additive), un kit comprenant la capsulette (boîte pour recharger), 4 capsules en métal réutilisables, 100 opercules compostables et un paquet de 250 grs de café de mouture expresso provenant de chez Méo.
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Succès de la campagne sur Ulule
« Fin 2020, nous avons lancé une campagne sur Ulule qui a connu un énorme succès », précisent les fondateurs. Sur un objectif visant à concrétiser 100 précommandes, ils ont en effet bouclé la campagne avec 1 900 précommandes de kits (55 € pièce). Et depuis, le kit vendu exclusivement sur l’e-shop de Caps Me, a fait l’objet de plus de 1 000 commandes supplémentaires, au point que les deux jeunes entrepreneurs ont décidé de passer à l’industrialisation de leur concept. « Sans l’impression 3D, nous n’aurions pas pu financer la conception ni valider cette solution qui permet les recharges avec le bon dosage de café et sans en mettre partout, ce qui améliore vraiment l’expérience client », poursuivent-ils. Ils vont désormais investir 70 k€ par emprunt, dont 40 k€ en prêt d’honneur auprès d’Initiative Grandes Ecoles & Universités, pour créer et injecter un moule qui leur permettra de produire le socle de la capsulette en grandes séries, contre 250 exemplaires actuellement fabriqués chaque mois par Kimya.