Carbios, société pionnière dans la mise au point de bioprocédés en bioplasturgie, et l’Oréal, leader mondial du métier de la beauté, ont annoncé le 27 octobre leur projet de créer un consortium pour l’industrialisation de la technologie de bio-recyclage du plastique conçue et développée par Carbios.
Carbios, le spécialiste des bioprocédés en bioplasturgie, et l’Oréal, gros utilisateur de plastique pour les flacons, vont travailler ensemble pour le bio-recyclage du plastique. La technologie de bio-recyclage recourt à des enzymes « hautement spécifiques ». Ceux-ci sont produits par des fermentations de sucres, le glucose par exemple, qui est issu de l’amidonnerie. Carbios « a développé un procédé de recyclage enzymatique des plastiques permettant la régénération complète des composés initiaux (monomères) ayant initialement servi à les produire. Après séparation et purification, ces monomères pourront être réutilisés pour la synthèse de plastique vierge, sans perte de valeur de la matière recyclée. Cette voie biologique s’affranchit des contraintes des procédés conventionnels de recyclage », a expliqué l’entreprise. « Notre technologie, basée sur l’utilisation d’enzymes, apporte une solution inédite permettant d’optimiser les performances et le cycle de vie des plastiques », a résumé Jean-Claude Lumaret, directeur général de Carbios.
Le marché du type de plastique qui sert à la fabrication des bouteilles et des flacons de cosmétique est de 64 millions de tonnes dans le monde, a-t-on précisé chez Carbios. L’objectif du consortium est que le bio-recyclage prenne une part de ce marché considérable, et même si elle est infime, le marché est tellement vaste qu’il dopera l’industrie des enzymes, et donc la demande de substrats à base de biomasse, a ajouté la société.
Le marché est tellement vaste qu’il dopera l’industrie des enzymes, et donc la demande de substrats à base de biomasse
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Déjà une production d’enzymes commune avec Limagrain
Carbios ne sera pas opérateur industriel du bio-recyclage, mais vendra des licences aux industriels qui se montreront intéressés. Son modèle de développement économique « s’appuie sur l’industrialisation et la commercialisation de ses produits et enzymes, de ses technologies et de ses bioprocédés au travers de concessions de licences directement ou via des joint-ventures à des industriels majeurs des secteurs concernés par ses innovations ». À ce titre, il a créé en septembre 2016, la joint-venture Carbiolice avec Limagrain Céréales Ingrédients et le fonds SPI opéré par Bpifrance. Carbiolice, dont Carbios assure un contrôle majoritaire, exploitera la première technologie licenciée par Carbios en produisant des granulés d’enzymes servant à la fabrication de plastiques biodégradables et biosourcés, a précisé l’entreprise spécialiste de la mise au point de bioprocédés.