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Carbon Maps attire Daphni à son capital et gagne des clients

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Patrick Asdaghi, PDG de Carbon Maps. Crédits : © Carbon Maps

Carbon Maps, plateforme aidant les entreprises de l’alimentaire à mieux prendre en compte leur impact environnemental, complète son tour de table qui atteint 7 millions d’euros avec le concours de Daphni pour accélérer le recrutement de clients et muscler ses services.

Dans tous les secteurs de l’économie, les entreprises cherchent à connaître leur impact environnemental, et l’alimentaire n’y échappe pas. Mais au-delà de la simple mesure, qui peut déjà s’avérer complexe dès lors qu’il faut prendre en compte l’amont et l’aval, l’impact environnemental devient aussi un levier pour mieux concevoir, fabriquer et vendre les produits.

Telle est la réflexion, en résumé, menée par les fondateurs de Carbon Maps, Patrick Asdaghi, Jérémie Wainstain et Estelle Huynh, et qui a séduit les investisseurs. Le 5 décembre, la start-up annonce l’arrivée du fonds Daphni à son tour de table, apportant 2 millions d’euros en capital, et permettant ainsi une levée de dette de 1 million d’euros. « Au total, après les 4 millions d’euros apportés par Breega et Samaipata en février 2023, nous atteignons les 7 millions d’euros mobilisés pour Carbon Maps », indique Patrick Asdaghi, PDG de la start-up.

Lire aussi : Carbon Maps veut aider l’agroalimentaire à réduire son impact environnemental

La plateforme développée par Carbon Maps se définit comme le SAP de l’impact environnemental au service des entreprises de l’alimentaire. « L’impact environnemental est en train de toucher tous les métiers de l’entreprise, et il y a donc un besoin émergent d’un outil au service de ces fonctions qui utilisent des données pour concevoir, produire et vendre leurs produits ou services », explique Patrick Asdaghi. La plateforme, développée sur le mode Saas (software as a service), permet de récupérer les données environnementales des fournisseurs, ce qui est souvent une étape complexe, mais indispensable pour évaluer son impact sur l’environnement. « De plus en plus, les entreprises ont aussi besoin de faire des simulations afin de connaître les conséquences d’un changement de paramètre », poursuit l’entrepreneur.

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Outil pour concevoir, produire et vendre

C’est pourquoi Carbon Maps compte bien développer à brève échéance une suite logicielle composée de modules spécifiques dédiés à l’éco-conception, au benchmarking (comparer l’impact environnemental de son produit par rapport à la concurrence), et aux achats. Sont visées en premier les grandes entreprises de l’alimentaire, celles qui peuvent avoir un effet de levier pour rallier les entreprises de plus petite taille et qui sont souvent leurs fournisseurs. « Nous travaillons déjà avec 12 grands comptes qui sont à chaque fois des leaders de leur secteur comme Andros, Sodexo, Foodles, l’Association des producteurs de lait Bel de l’Ouest et même un grand distributeur pour ses MDD », détaille Patrick Asdaghi.

« Aujourd’hui, les données environnementales arrivent dans les entreprises de façon peu organisée, mais demain tous les métiers vont être concernés que ce soit les achats, le marketing, la production, le reporting financier et la recherche et développement », prévoit Patrick Asdaghi. En 2024, la mise en place de l'Eco-Score va demander aux entreprises alimentaires de se doter d'outils de mesure de leur empreinte environnementale.

Dans les prochains mois, Carbon Maps veut accélérer son développement pour avoir une longueur d’avance dans le secteur alimentaire. Sans dévoiler d’objectif de chiffre d’affaires, Patrick Asdaghi vise pour la fin 2024 d’arriver à environ 50 clients, ce qui va nécessiter d’investir dans de nouveaux modules pour la plateforme et l’embauche d’une quinzaine de collaborateurs supplémentaires au cours de l’année 2024 (product managers, ingénieurs et data scientists), soit un doublement de l’effectif actuel de Carbon Maps.