Peu présent dans les médias, Alexandre Bompard, le p.-d.g. du groupe Carrefour, a multiplié la semaine dernière les interventions publiques, parsemées de plusieurs annonces à l’adresse du monde agricole. Dans une interview à la radio RTL le 28 février, il a ainsi promis qu’en 2019 « 95 % des fruits et légumes » présents sur les étals du groupe viendraient de France. Pour cela, il a précisé avoir « pris un engagement d’augmenter de 10 % les fruits et légumes français » en volume, ajoutant que cela représentait « un investissement supplémentaire de 50 millions d’euros dans l’agriculture française », « dès cette année ». Contacté par Agra Presse, le groupe Carrefour précise que l’objectif de 95 % concernera les fruits et légumes « pouvant être cultivés en France » et « de saison ». « Sur l’ensemble des fruits et légumes que nous pouvons cultiver en France, 90 % d’entre eux sont d’origine française » à l’heure actuelle, indique-t-il par ailleurs, ajoutant que certains de ses marchés « sont déjà 100 % français en saison comme la carotte, la pomme de terre, la pomme ».
« Sur les 10 % restant, une partie est liée à une offre non satisfaite par la production française », fait savoir le groupe qui indique vouloir « soutenir le développement de productions locales par une contractualisation sur les prix et les volumes » notamment en favorisant un approvisionnement local autour de ses magasins. Sur les fruits et légumes cultivés en France, le groupe souhaite à terme atteindre « le 100 % d’origine française en saison », précise-t-il.
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Dans une interview au JDD publiée le 3 mars, Alexandre Bompard a par ailleurs indiqué que le groupe allait « accélérer sur le bio en 2019 ». « Nous allons étendre notre offre bio dans tous nos magasins, avec 1 000 produits Carrefour Bio, et tous nos produits pour bébé seront bio d’ici la fin de l’année », a-t-il annoncé, fixant comme objectif pour Carrefour d’atteindre « 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires sur le bio » d’ici 2022. Sur l’application de la loi Egalim, il juge que les premières semaines « montrent un impact limité sur les prix » estimant que via des mécanismes de fidélité, les groupes de distribution ont atténué les effets possibles sur le panier moyen pour le consommateur.
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