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Carrefour référence les produits consignés Loop dans deux magasins parisiens

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Une trentaine de produits de vingt et une grandes marques sont référencés dans deux Carrefour City et Express parisiens, et huit magasins supplémentaires sont prévus d'ici à fin décembre.

Lancée le 14 mai 2019 (Agra Alimentation du 7 mars 2019), dans le cadre d'un partenariat exclusif de deux ans avec Carrefour, la plate-forme e-commerce de produits consignés Loop (à l'époque pour 117 PGC alimentaires et non alimentaires de 23 grandes marques) commence à se déployer dans le réseau physique de l'enseigne. Soutenue le 7 décembre par Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, l'opération concerne pour l'instant un Carrefour City et un Carrefour Express de Paris. Le test qui concerne une trentaine de produits sera étendu à huit autres magasins d'ici à la fin de l'année 2020, sans que Carrefour ne précise leur localisation. "Nous engageons le projet Loop dans une étape ambitieuse, celle de son déploiement en magasin de proximité, et nous voulons accélérer son développement tout au long de l'année 2021", déclare dans un communiqué Alexandre Bompard, p.-d.g. du groupe Carrefour.

Quel bilan carbone ?

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Alors que les deux partenaires restent discrets sur le nombre de clients actifs sur la plate-forme depuis son lancement et sur les volumes de produits achetés, on constate que le nombre de marques impliquées (Coca Cola European Partners, Brâam, Nestlé, Beiersdorf, Procter & Gamble, Lesieur, Danone, Ferrero, Pepsi Co, Biscuiterie de Provence, Swania...) est passé de 23 à 21. Tandis que l'offre produits dans ces deux magasins pionniers (une trentaine de références) est quatre fois moins importante qu'en mai 2019 lors de la mise en ligne de la plate-forme e-commerce (117 références). Pour fonctionner, Loop suppose que chaque magasin soit équipé de mobilier de récupération des emballages consignés, dont le prix varie de 10 centimes à 4 euros, selon la nature des contenants, les clients récupérant leur dû via une application dans un délai de sept jours après la restitution de chacun d'entre eux.

Reste aussi la question de la pertinence logistique et surtout du bilan carbone de Loop. En effet, une fois récupérés en magasin ou chez les clients, les contenants sont envoyés pour être nettoyés dans un site dédié avant d'être redistribués sur les différents sites de production des marques pour un nouveau remplissage et, enfin, d'être remis dans le circuit de distribution commerciale. Des enjeux circulaires sur lesquels Loop n'a pour l'instant jamais souhaité répondre de manière détaillée. Mais l'opportunité se présentera relativement rapidement car, comme l'a rappelé Barbara Pompili, le décret 3R fixe une réduction de 20% des emballages plastique à usage unique d'ici à fin 2025, dont au moins la moitié par le réemploi des contenants. Pour rappel, sur les 70 kilos de déchets plastiques générés tous les ans par chaque Français, 50% concernent des emballages.