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Les actionnaires de Carrefour ont approuvé le projet de scission totale de Dia, l’enseigne hard discount du distributeur français. Leur vote est intervenu dans une ambiance tendue, cette mesure, très critiquée des syndicats, n’étant pas sans inquiéter aussi les petits porteurs. L’opération sera suivie dès le 5 juillet d’une introduction en bourse de Madrid.
Le feu vert à la scission de Dia a été donné en assemblée générale le 21 juin par environ 77% des actionnaires de Carrefour, totalisant 68% des droits de vote. L’introduction prochaine en bourse de Madrid de la filiale hard discount du distributeur pourrait valoriser Dia à 4 milliards d’euros, avec une dette de 800 millions d’euros.
Les syndicats et certains actionnaires critiquent ce choix stratégique effectué sous la pression des deux principaux actionnaires de Carrefour, le fonds Colony Capital et Bernard Arnault (14% du capital et 20% des droits de vote à eux deux) considérés comme les promoteurs de la scission de Dia, mais aussi de celle de la foncière Carrefour Property, pour l’instant suspendue, pour compenser une moins-value sur leur investissement. Depuis leur entrée au capital du numéro deux mondial de la distribution en mars 2007, le cours de Carrefour a fondu de moitié.
Lars Olofsson réaffirme son plan de redressement
Les actionnaires ont par ailleurs voté en faveur du renouvellement de l’homme d’affaires Bernard Arnault au sein du conseil. L’actuel directeur général du groupe, Lars Olofsson, prendra en plus la présidence du conseil d’administration à la place d’Amaury de Sèze. Devant les actionnaires, il a défendu son programme qui vise 3,1 milliards d’euros d’économies sur quatre ans et la relance commerciale de la marque en Europe grâce à Carrefour Planet. Carrefour « est sur le bon chemin et avance dans la bonne direction », a-t-il assuré. Le directeur du groupe a néanmoins reconnu qu’il n’était « pas satisfait » des mauvaises nouvelles accumulées dernièrement. Ces neuf derniers mois, le groupe a en effet publié trois avertissements sur profits («profits warnings») et son cours de Bourse a chuté de 35%. Enfin, Lars Olofsson s’est catégoriquement refusé à commenter « les rumeurs » sur son intérêt au Brésil pour le groupe CBD, partenaire local de son concurrent Casino.
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