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Résultats Casino a gagné des parts de marché en 2002 grâce à la proximité

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Les investissements du distributeur stéphanois dans la proximité ont payé en 2002, même si les performances des formats de ce segment de marché ont quelque peu ralenti au dernier trimestre de l’exercice. A l’international, les mauvais résultats enregistrés par le groupe sont dus aux effets de change qui ont pénalisé une bonne exploitation.

 Casino a réalisé en 2002 un chiffre d’affaires de 22,84 milliards d’euros, à +3,9 % sur 2001. La hausse est de 8,9% hors effets de changes. Hors effets de changes et à périmètre constant, elle est de 6,7 %. Les ventes en France ont augmenté de 6 % sur l’exercice, à 17,5 milliards d’euros. La proximité (Monoprix, Franprix, Leader Price, Casino, Petit Casino, Vival, Eco Service...) représente 10,04 milliards d’euros (+6,9 %) et les hypermarchés Géant 6,96 milliards d’euros (+ 4 %). A magasins comparables, la chaîne de supermarchés Casino a enregistré une hausse de 3,6 %, Franprix de 2,3 %, Leader Price de 6,9 % et Monoprix de 2,3 %, contre une hausse de 2 % pour l’indice FCD des supermarchés. Des gains de part de marché «significatifs», en 2002, comme en 2001, dont le distributeur stéphanois s’est félicité : ses investissements dans la proximité - montée à 50% dans le capital de Monoprix, rachat de supérettes «Montagne», développement des magasins et produits maxidiscomptes Leader Price... - ont payé en 2002, même si les performances de ce segment de marché ont quelque peu ralenti au dernier trimestre de l’exercice.

Quatrième trimestre

Au quatrième trimestre 2002, Casino a accru ses ventes totales de seulement 1,3 %, à 6,25 milliards d’euros (+ 8 % hors effets de changes), avec un certain ralentissement des supermarchés et des magasins maxidiscomptes en France au dernier trimestre 2002. Sur le trimestre, à magasins comparables, les hypermarchés Géant sont restés orientés à la hausse (+ 2,9 %) mais les supermarchés Casino ont ralenti (+ 1,2 %), tout comme les maxidiscomptes Leader Price (+ 1,7 %) et les Monoprix (+ 1,9 %), tandis que les Franprix ont stagné, en raison notamment d’une base de comparaison particulièrement élevée, selon le groupe, pour les enseignes Casino et Leader Price au quatrième trimestre 2001.

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Effets de change

A l’international, Casino a dû enregistrer en 2002 un recul de son chiffre d’affaires malgré une hausse de ses ventes en monnaie locale. L’impact défavorable des effets de change négatifs est chiffré par le groupe à - 19,9 % sur l’ensemble de l’année. Le groupe a donc dû enregistrer un chiffre d’affaires à l’international en baisse de 2,4 % à 5,3 milliards d’euros pour un CA à taux de change constants en hausse de 17,5 %. Fortement implanté en Amérique latine, Casino s’avère particulièrement vulnérable au risque de change et à l’instabilité politique. Néanmoins, le groupe stéphanois a bien résisté et s’est d’autant plus félicité des performances réalisées dans ce contexte. Hors effet de change, les ventes en Amérique Latine sont en hausse de 26,6% sur l’année et de 32,2 % au dernier trimestre. Au Venezuela, les ventes se sont « exceptionnellement bien comportées », note-t-il ; au Brésil, la forte croissance des ventes tous magasins confondus « confirme le leadership de CBD », dont le groupe est actionnaire à 25,3 %, les hypermarchés Extra et les maxidiscomptes Barateiro ayant enregistré «des croissances à magasins comparables à deux chiffres » ; en Argentine, les hypermarchés Libertad ont « enregistré les plus fortes progressions des ventes du pays avec + 16,8 % sur l’ensemble de l’année à magasins comparables» ; en Uruguay, le rebond des ventes observé au troisième trimestre « se confirme » et « traduit le redressement de l’enseigne Devoto ». En revanche, en Colombie, le reformatage et le recentrage sur l’alimentaire des supermarchés Ley n’a pas encore porté ses fruits. La crise économique est aussi réelle en Europe. En Pologne, la baisse du panier moyen a pesé sur les hypermarchés mais le groupe mise sur le développement de Leader Price, plus adapté au marché et dont 47 magasins ont été ouverts en 2002 ; il a dû céder en septembre onze galeries marchandes d’hypermarchés Géant pour un montant global de 163 millions d’euros. Le groupe a également fait face à des difficultés en Asie, la concurrence étant particulièrement vive en Thaïlande et à Taiwan. Aux Etats-Unis, la chaîne Smart & Final est handicapée par son activité de «food service». Quant à Laurus, la chaîne néerlandaise intégrée au second semestre 2002, la croissance de son CA s’est élevée à 3,9 %. Rappelons par ailleurs que le groupe stéphanois a cédé en juillet 2002 son activité d’embouteillage et de négoce de vins Les Chais Beaucairois au groupe Marie Brizard & Roger International pour un montant de 22,6 millions d’euros.