Le parquet de Nantes enquête sur une affaire de tromperie présumée sur la viande de bœuf, comme l’avait révélé dès le 20 février l’hebdomadaire satirique Le Canard enchaîné. Ces recherches diligentées depuis le 12 février font suite aux affirmations d'un ex-cadre de Castel Viandes, société spécialisée dans la découpe de viande bovine installée en Loire-Atlantique. De la viande avariée ou périmée aurait été vendue, pratique connue sous le nom de « remballe ». Cette viande aurait notamment été vendue à la chaîne de restaurants Flunch, dont Castel est l’un des quatre principaux fournisseurs, laquelle a décidé, « par précaution », de suspendre tous ses approvisionnements « en attendant d’avoir de plus amples informations ». Selon les déclarations de ce cadre à la brigade vétérinaire nationale, la fourniture de telles viandes aurait eu lieu à plusieurs reprises entre 2006 et 2008 vers des enseignes de grande distribution ou des restaurants. La direction de Castel Viandes a de nouveau nié les faits, accusant l’ex-cadre, licencié en 2008, de se livrer à « une dénonciation calomnieuse par vengeance ». La directrice générale du groupe Véronique Viol-Lévesques, a vivement récusé ces accusations, les jugeant « choquantes, médisantes, tout ce qu'il y a de plus faux ». La société, implantée à Châteaubriant (Loire-Atlantique) est un groupe familial, créé en 1963, dont Unigrains est un actionnaire minoritaire. Une autre entreprise du portefeuille d’Unigrains se trouve dans la tourmente née du scandale de la viande de cheval, Comigel, détenu à un peu plus de 50 % par la profession céréalière.
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