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Autorité alimentaire européenne Catherine Geslain-Lanéelle décrit les chantiers de l’AESA pour 2007

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Plus de transparence, une coopération plus étroite avec les parties intéressées et une politique de communication plus efficace. Tels sont les principaux objectifs que se fixe, pour 2007, la nouvelle directrice exécutive de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA), la Française Catherine Geslain-Lanéelle.

Soucieuse de voir l’AESA reconnue au niveau mondial en tant « qu’organisme européen de référence en matière d’évaluation des risques des aliments destinés à l’alimentation humaine et animale, en matière de nutrition et en matière de santé des plantes », Catherine Geslain-Lanéelle, sa directrice générale, a souligné ces jours-ci que l’Autorité ne pourra, seule, atteindre cet objectif et qu’il lui faudra le concours des institutions européennes, une participation et une collaboration étroite avec les autorités nationales chargées de la sécurité des aliments et les parties intéressées, avec lesquelles elle entend également avoir un « dialogue rapproché ». Même si elle considère que les normes de l’AESA sont déjà élevées, la nouvelle directrice estime qu’il faudrait encore aller de l’avant. Raison pour laquelle elle compte mettre en place en 2007 des mesures pour évaluer les performances de l’AESA en matière d’excellence scientifique à travers des examens internes et externes de ses activités scientifiques et à travers le perfectionnement des indicateurs de performance existants, en particulier en ce qui concerne les aspects qualitatifs de ses activités.

Transparence imposée aux experts

L’indépendance du processus d’évaluation des risques est également une des principales motivations de la création de l’AESA. Catherine Geslain-Lanéelle dit attacher « beaucoup d’importance à la question des déclarations d’intérêt de nos experts ». La directrice générale prévoit à ce propos la mise en place en 2007 de procédures instaurant des critères transparents pour définir « quand un intérêt déclaré risque de constituer un conflit d’intérêt », et de procédures pour déterminer l’importance de ce risque et, enfin, de procédures définissant les règles sur les conséquences réelles dans le cas d’un tel conflit d’intérêt. Toutes ces procédures devraient être rendues publiques. En vue d’améliorer l’organisation de l’AESA, des procédures internes pour l’amélioration de la gestion des ressources et pour donner une impulsion nouvelle au recrutement d’effectifs au sein de l’AESA, devraient également voir le jour.

Mieux communiquer sur les travaux

L’impact et l’efficacité des communications de l’AESA devraient être renforcés. L’AESA s’efforcera de présenter des communications « opportunes et adaptées aux publics cibles ». L’objectif premier étant de transmettre aux principaux acteurs des États membres, notamment aux gestionnaires des risques, aux institutions de l’UE, aux États tiers partenaires et aux parties intéressées, des informations sur les évaluations des risques effectués « afin qu’ils puissent les utiliser pour l’élaboration et la communication de messages pertinents à leurs publics cibles ».

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En 2007, à l’occasion du cinquième anniversaire de l’AESA, une série d’activités auront lieu afin de s’assurer que les travaux qu’effectue l’agence soient plus largement connus et accessibles. Entre autres initiatives, une grande conférence, ouverte à un large public, sera organisée, fin 2007, à Bruxelles et portera sur des questions importantes en matière d’évaluation des risques et de communication sur les risques. Une présentation du travail de l’AESA aura également lieu au Parlement européen.

Allégations : un grand colloque à Bologne

Parmi les dossiers les plus chauds que l’AESA abordera dans les prochains mois, la nouvelle directrice a évoqué les questions de nutrition. Une activité que l’AESA compte poursuivre en étroite collaboration avec les États membres afin de définir plus clairement le rôle qu’y devrait jouer l’Autorité. Rappelant que son institution a d’ores et déjà commencé à jeter les bases des activités qui seront dévolues à l’AESA en vertu du futur règlement relatif aux allégations nutritionnelles et de santé, Catherine Geslain-Lanéelle a indiqué qu’une conférence sera organisée à Bologne, du 8 au 10 Novembre 2006, afin d’examiner les multiples aspects connexes de cette nouvelle tâche. Les travaux devraient se focaliser sur les profils nutritionnels, le fondement des allégations et l’examen des meilleures pratiques au sein de l’Union européenne et dans le monde.