Même si dans le secteur viticole, les caves coopératives ont dans l’ensemble tenu le choc face aux crises comme dans les coopératives des autres secteurs (voir Agra Presse Hebdo n° 3 592 du 24 avril 2017), les professionnels des caves coopératives notent que l’effet des petites vendanges se répercute sur les années ultérieures. Il ressort de la grande diversité des vignobles, de leur climat, de leur sol et de leurs segments de marché un trait commun, souligne Boris Calmette, président de la CCVF (Confédération des coopératives vinicoles de France) : l’effet des petites vendanges depuis 2012 se répercute sur les années qui suivent et non pas seulement l’année qui vient. Si l’Aquitaine a compensé en 2016 par une abondante vendange le déficit de 2012 et de 2013, les coopératives vinicoles du Languedoc-Roussillon ne se sont pas toutes remises des ravages massifs (sur 15 000 hectares) de la grêle de 2015 dans l’Aude, et du gel en Bourgogne et dans le Val de Loire. La fréquence et l’intensité des aléas climatiques fragilise les caves, qu’elles soient coopératives ou particulières. Boris Calmette évoque les importations de vins espagnols à un rythme supérieur à celui des autres années du fait de présentations prêtant à confusion avec les vins français. Un état de fait « qui est en train de s’éclaircir », la profession ayant obtenu la coopération de la grande distribution pour faire la chasse aux mentions induisant en erreur le consommateur qui croit acheter du vin français.
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