Pour la troisième fois en cinq ans, les cours des matières premières agricoles ont flambé cet été. La forte sécheresse qui sévit aux Etats-Unis dans la corn belt (principale région de production de maïs) en est la principale cause. Les prix du maïs et du soja ont grimpé et dans leur sillage ceux du blé. Dans ce contexte, les grandes puissances veulent éviter que des crises alimentaires comme celle de 2008 ne se reproduisent. Pour cela, un outil a été mis en place suite au G20 agricole de juin 2011 : l’Agricultural Market Information System (AMIS), qui a pour fonction de surveiller les marchés agricoles et de coordonner les actions entre pays en cas de besoin. La situation actuelle des marchés, bien que préoccupante, ne justifie pas pour l’heure une réunion du Forum de réaction rapide et « aucune menace ne pèse à ce jour sur la sécurité alimentaire mondiale », ont convenu la France, présidente de l’AMIS, les Etats-Unis qui en prendront prochainement la présidence et le Mexique qui préside actuellement le G20. Mais de nouvelles baisses des estimations de récoltes mondiales pourraient faire basculer la situation, et la marge de manœuvre du G20 semble réduite. Dans ce contexte, les politiques publiques de soutien à la production de biocarburants se retrouvent une nouvelle fois sous le feu des critiques. Et les grandes puissances mondiales n’ayant pas réussi à se mettre d’accord sur le développement de stocks mondiaux de céréales pour réguler le marché, l’idée de développer des capacités de stockage nationales ou régionales revient au goût du jour.
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