FranceAgriMer a chiffré, le 17 novembre, la collecte de céréales biologiques à quelque 567 000 t sur 2020 (contre 647 517 t en 2019), marquant une stabilité des disponibilités grâce à un plus gros stock initial. Comme c’est le cas en conventionnel, la moisson affiche un net recul dans l’agriculture bio : -35 % en triticale (à environ 62 000 t), -15 % en orge (à 55 000 t), -14 % en blé tendre (à 215 000 t), d’après l’étude présentée lors du conseil spécialisé Grandes cultures. Le maïs et les autres céréales sont stables (à respectivement 161 000 t et 74 000 t). Après le « record » de collecte en 2019-20, le stock initial grimpe sur 2020-21, permettant de stabiliser les volumes disponibles en céréales à paille biologiques, à 519 000 t de blé tendre, orge, triticale (contre 521 000 t l’an dernier).
L’étude souligne une forte croissance de la filière. En termes de surfaces, l’agriculture bio (AB) pèse 423 000 ha de céréales en 2019, soit trois fois plus qu’en 2011. Cela se décompose en 167 000 ha certifiés AB, 256 000 ha en conversion (six fois plus par rapport à 2014). En termes de collecte, un triplement est observé sur les cinq dernières années, avec des volumes qui se concentrent en 2019-20 dans les régions Occitanie, Nouvelle-Aquitaine, Pays de la Loire. Mais l’« effort bio », indiqué par le rapport entre collecte bio et collecte totale, est le plus élevé en Paca, à 135 ‰ sur la dernière campagne, suivie de loin par l’Occitanie, à 32 ‰.
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Côté utilisations, FranceAgriMer souligne des mises en œuvre croissantes chez les meuniers, qui les ont multipliées par 2,2 entre 2013-14 et 2019-20, à plus de 200 000 t (dont 194 000 t de blé tendre). Même évolution pour les fabricants d’aliment du bétail, avec plus de 300 000 t lors de la dernière campagne.
La collecte tombe de 647 517 t à quelque 567 000 t cette année