Dans son bilan mensuel du 16 juillet, FranceAgriMer (FAM) a revu en nette hausse sa prévision d’exportation 2024-2025 de blé tendre vers les pays-tiers par rapport au mois dernier, de 250 000 t, à 3,5 Mt. Même constat en maïs, dont les ventes vers les pays de l’UE passent de 4,148 Mt à 4,468 Mt sur la période. « Il y a eu un retour aux achats de l’Egypte en blé tendre en mai dernier. Et il y a des chargements atuellement vers le Sénégal, le Maroc etc. […] En maïs, les achats espagnols et portugais en juin ont dépassé nos attentes », a précisé Habasse Diagouraga, chargé d’études économiques, lors de la conférence de presse suivant le conseil spécialisé grandes cultures le même jour. La hausse des exportations justifie la majeure partie de l’allègement des bilans céréaliers français. En blé tendre, les stocks prévisionnels de fin de campagne sont abaissés de plus de 150 000 t entre juin et juillet, à 2,33 Mt. En maïs, ils décrochent de 250 000 t, à 3,276 Mt. Notons que la collecte d’orge a été revue à la baisse d’environ 100 000 t d’un mois sur l’autre, à 8,276 Mt. Les agriculteurs auraient un peu plus de stocks en dépôt, justifient les spécialistes de FAM. Mécaniquement, les stocks s’effritent sur la période dans les mêmes proportions, passant sous la barre des 1 Mt, à 0,932 Mt.
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De premières projections sont apparues pour la campagne 2025-2026. Les exportations de blé tendre vers les pays-tiers sont attendues à 7,5 Mt, contre plus de 10 Mt habituellement, pour un niveau de production semblable (33 Mt). La raison : « La perte du débouché algérien et les grosses incertitudes quant aux achats chinois », justifie l’expert de FAM. Dans ce scénario, les stocks hexagonaux de fin de campagne sont projetés à plus de 3,8 Mt. Néanmoins, ces prévisions sont à prendre avec la plus grande prudence, les choses pouvant évoluer fortement au cours de la campagne.