Le conseil spécialisé « grandes cultures » de FranceAgriMer a révisé en hausse son estimation d’exportation par la France de blé tendre, de blé dur et d’orge pour la campagne 2019/20, par rapport à son évaluation du mois dernier, lors de sa séance mensuelle du 9 octobre.
Le conseil spécialisé « grandes cultures » de FranceAgriMer inscrit maintenant 11,7 millions de tonnes (Mt) de blé tendre à l’exportation vers les pays tiers dans son estimation d’octobre, soit 700 000 tonnes de plus que celle du mois précédent. Il prend en compte la sécheresse qui handicape la concurrence australienne et la récolte de blé du Kazakhstan en repli. Le conseil des professionnels a aussi intégré, comme facteur concourant à davantage de volumes à l’export, la production française de blé tendre révisée en hausse de 300 000 tonnes par rapport à la dernière évaluation. De plus, le raffermissement de la monnaie ukrainienne tempère pour un temps la concurrence des céréales de la mer Noire, a précisé Marion Duval, adjointe au chef de l’unité « grains et sucre » de FranceAgriMer.
Le bilan de l’orge est crédité quant à lui d’un volume de 3,6 Mt vers les pays tiers, contre 3,4 projetés le mois dernier en raison d’achats soutenus de l’Arabie Saoudite et de la Chine.
Forte demande de blé dur français
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L’exportation de blé dur est attendue maintenant à 1,1 Mt, contre 1 Mt précédemment, du fait que les demandes du Maroc, de la Tunisie et de l’Italie sont fortes, et que le Canada, en prise aux chutes de neige précoces, ne pourra pas fournir tant en quantité qu’en qualité. Résultat : une forte demande de blé dur est adressée à la filière française. Ce soudain afflux de demande internationale tombe, malheureusement pour les exportations françaises, au moment où la production hexagonale est en baisse. Elle est estimée à 1,57 Mt, contre 1,79 Mt l’an dernier, et 2,1 Mt en 2017. Les surfaces de blé dur ont chuté de 25 % pour la moisson de cette année, parce que les cours n’étaient pas assez élevés durant la campagne dernière par rapport à ceux du blé tendre, alors que la culture du blé dur est délicate par rapport à celle du blé tendre, a souligné Benoît Piètrement, président du conseil spécialisé grandes cultures de FranceAgriMer et céréalier dans la Marne.
La demande de blé dur français arrive au moment où la production hexagonale est en baisse