Selon le consultant Ukragroconsult, en dépit de la suspension de ses exportations céréalières, la Russie sera probablement confrontée à un manque de céréales sur son marché intérieur et pourrait être contrainte d’avoir recours aux importations pour compléter son approvisionnement. L’ampleur de la pénurie est pour l’instant difficile à évaluer dans la mesure où les chiffres sur les estimations des stocks de report varient sensiblement selon les sources. Ainsi, le gouvernement avance un volume de 26 millions de tonnes, alors que des experts indépendants évoquent des stocks compris entre 17 et 19 millions de tonnes. Quant au niveau de la production céréalière, il est estimé à 63,1 millions de tonnes par la ministre de l’agriculture, Yelena Skrynnik, et à seulement 60 millions par le premier vice-premier ministre en charge de l’agriculture, Viktor Zubkov. La Russie aurait surtout besoin de céréales destinées à l’alimentation animale, la récolte de céréales fourragères ayant été encore moins bonne que pour les céréales destinées à l’alimentation humaine. Début octobre, quelque 92 % de la récolte russe aurait été engrangée sur 32,6 millions d’hectares et 2 millions d’ha devraient encore être moissonnés. La sécheresse aurait dévasté 13,3 millions d’ha, soit 30 % de la superficie totale. Les pertes sont estimées à 1,4 milliard de dollars.
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