Le président russe Vladimir Poutine a assuré le 13 octobre que la Russie conservait un « potentiel très élevé » d’exportations de céréales malgré les sanctions occidentales prises pour punir l’attaque contre l’Ukraine de février 2022. « L’année dernière, comme vous le savez, nous avons eu une récolte record et historique de 158 millions de tonnes. Cette année, elle sera aussi très grande, avec déjà plus de 130 millions », a-t-il déclaré lors d’un sommet réunissant plusieurs dirigeants de la Communauté des Etats Indépendants (CEI), une alliance d’ex-républiques soviétiques, à Bichkek, au Kirghizstan. Avec des exportations de céréales qui dépasseront les 50 à 60 Mt, la Russie gardera probablement « sa place de premier exportateur mondial de blé », souligne M. Poutine. « Nos amis et collègues dans le cadre de la CEI ont des besoins (en céréales russes, ndlr), tout cela sera satisfait », a affirmé Vladimir Poutine. Début septembre, il avait annoncé que la Russie livrerait des céréales gratuites à six pays africains « dans les prochaines semaines ».
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Parallèlement, la Russie affirme que l’exportation sur le marché international de ses produits agricoles et de ses engrais est entravée par les sanctions occidentales. C’est pourquoi le Kremlin a quitté en juillet l’accord céréalier négocié sous l’égide de la Turquie et de l’ONU à l’été 2022, qui visait à permettre les exportations céréalières via les ports ukrainiens en mer Noire. Pour l’heure, on observe néanmoins « un ralentissement des ventes de la Russie », analyse Damien Vercambre, du cabinet Inter-Courtage. Et d’ajouter que cela pourrait « profiter aux blés français », dont les prix à l’exportation concurrencent ceux des blés russes vers certaines destinations.