Les États-Unis ont engagé une nouvelle procédure à l’OMC contre la Chine, accusant ce pays de fausser les échanges de céréales avec ses subventions internes au secteur des céréales.
Les États-Unis ont annoncé le 13 septembre avoir déposé une plainte contre la Chine devant l’OMC, la 14e depuis l’arrivée de Barack Obama au pouvoir, pour dénoncer les entraves de ce pays aux exportations de blé, maïs et riz Indica et Japonica. Cette procédure « devrait mettre fin aux subventions illégales de la Chine […] et permettre aux agriculteurs américains de se battre à armes égales », a indiqué le président américain dans un communiqué.
Selon Washington, le soutien de la Chine à ces produits a été, en 2015, de près de 100 milliards $ supérieur au niveau sur lequel Pékin s’était engagé lors de son adhésion à l’OMC en 2001.
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La Chine a reconnu avoir reçu la demande américaine d’ouverture de consultations, première étape de la procédure à l’OMC. Elle a toutefois fustigé cette initiative, assurant que ses subventions aux secteurs concernés étaient « conformes aux règles » de l’organisation mondiale et constituaient « une pratique internationale ordinaire ».
Les consultations donnent aux parties l’occasion d’examiner le différend et de trouver une solution satisfaisante sans engager une procédure. Au bout de soixante jours, si elles n’ont pas permis de résoudre le problème, le plaignant peut demander que la question soit soumise au processus juridictionnel d’un groupe spécial de l’OMC.