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Céréales : les organisations agricoles appellent à la « solidarité » de l’UE

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Les organisations agricoles de l’UE demandent à Bruxelles d’octroyer un soutien d’urgence aux producteurs de céréales durement touchés par les mauvaises conditions climatiques de mai à juin dernier.

« Inondations, températures froides et manque d’ensoleillement dans de larges régions, de mai à juin 2016, période critique pour le remplissage des grains, ainsi que de mauvaises conditions de récolte ont entraîné des chutes considérables du rendement et des pertes de qualité pour le blé, l’orge et autres céréales », alertent les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) dans un courrier adressé le 4 octobre au commissaire européen Phil Hogan, avec copie à la présidence du Conseil des Vingt-huit et de la commission de l’agriculture du Parlement européen. Elles appellent à la « solidarité » de l’Union, sous la forme « d’un soutien d’urgence direct spécifique ciblé sur les exploitations » qui sont lourdement affectées, et espèrent que « la Commission de Bruxelles sera en mesure de faire les propositions qui s’imposent ».

Cette « crise » fera l’objet d’un échange de vues le 12 octobre entre la commission parlementaire et un représentant de l’exécutif européen.

« Des baisses de revenu de 500 à 1 000 €/ha »

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« Des pertes massives de rendement, jusqu’à 50 %, ont été enregistrées dans plusieurs régions de pays tels que la France, la Belgique, l’Irlande, la Lettonie, le Royaume-Uni, la Slovaquie, la Pologne, l’Allemagne et autres », souligne le Copa-Cogeca dans son courrier.

« Nos organisations membres essaient activement de garantir des mesures d’urgences nationales (fiscales, sociales, des prêts, etc.) », poursuit-il, mais, pour les exploitants affectés, « nous nous attendons à des baisses de revenu de 500 à 1 000 €/ha ». De plus, « de nombreux agriculteurs seront incapables de supporter le coût, de l’ordre de 400 €/ha, des semences et autres intrants (engrais et produits de protection des plantes) exigés pour la prochaine saison ».

Les organisations professionnelles ajoutent que cette situation « limitera la production de grains de l’UE en 2017 », avec un « impact négatif » sur le secteur de l’élevage.