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Céréales : l’eurodéputée Anne Sander dénonce les nouveaux seuils de mycotoxines

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« Face aux précipitations records des derniers jours, il faut accorder de la flexibilité aux agriculteurs sous peine de les voir perdre une partie de leur récolte ! ». L’eurodéputée PPE (droite) Anne Sander a adressé le 29 mai une lettre à la Commission européenne l’alertant sur les nouvelles obligations de la réglementation européenne sur les mycotoxines. Elle dénonce les modifications du 8 et du 9 avril abaissant les seuils autorisés pour ces composés toxiques naturellement produits par des champignons sur les céréales. Ces changements se fondent sur deux avis de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) de 2017. Ils portent sur les mycotoxines déoxynivalénol (DON), T-2 et HT-2 produites par des champignons du genre fusarium responsables de la fusariose du blé.

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Des seuils « intenables »

Les nouveaux seuils sont « intenables » pour les céréaliers français « qui n’auront d’autre choix que d’augmenter leur recours aux produits phytosanitaires », indique Anne Sander, qui explique que les récentes précipitations en France ont renforcé l’humidité des cultures et donc la synthèse de ces toxines dans les céréales. Elle demande à Bruxelles de « revoir les règlements précités » ou « d’adopter des dérogations afin de revenir aux seuils précédemment en vigueur » pour « ne pas pénaliser trop durement nos agriculteurs en France et en Europe ». Les nouveaux règlements abaissent notamment le seuil de DON présent sur le blé tendre et l’orge 1 250 à 1 000 µg/kg, et celui du blé dur et du maïs de 1 750 à 1 500 µg/kg. Il rend aussi obligatoires des seuils pour les toxines T-2 et HT-2, jusqu’ici seulement recommandés depuis 2013. Ces changements s’appliqueront à partir du 1er juillet 2024.