Alors que les relations diplomatiques entre la France et l’Algérie ne cessent de se tendre, la filière céréalière se dit très inquiète. « Pour cette campagne, nous avons, en août, chargé deux bateaux vers l’Algérie à la suite d’un appel d’offres du mois de juin mais depuis, plus rien, indique Christelle Tailhardat, secrétaire générale du Synacomex, le Syndicat national du commerce extérieur de grains. Nos propositions aux appels d’offres des mois d’octobre, novembre et décembre n’ont reçu aucune réponse. Depuis quatre mois, c’est le statu quo : tout est bloqué. Si, pour cette année, le problème semble moins grand du fait de volumes exportables plus faibles, se pose déjà la question pour la récolte 2025 qui, espérons-le, devrait revenir sur des tonnages habituels. » Avant l’arrivée, en 2021, de la Russie sur le marché, la France représentait jusqu’à 60 % des 500 000 tonnes de blé tendre achetées, chaque mois, par l’Algérie. Aujourd’hui, c’est à peine 10 %, voire moins. Toutes les entreprises françaises sont, officieusement, boycottées par l’Algérie. « Nous faisons des points réguliers avec le ministre des Affaires étrangères pour prendre connaissance des avancées sur le dossier, mais malheureusement, aucune détente ne semble se dessiner à moyen terme. Cela se joue désormais au plus haut niveau de l’État. »
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.