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FranceAgriMer Céréales à paille : un potentiel de récolte « tout-à-fait correct »

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FranceAgriMer confirme les perspectives satisfaisantes pour la récolte nationale, même si la prudence est de mise vis-à-vis des maladies. Les bonnes moissons attendues dans le monde tirent les cours à la baisse.

«LE potentiel est tout-à-fait correct pour la production de céréales à paille », a déclaré le 12 juin à la sortie du conseil spécialisé de la filière Maggy Muckensturm, chef de projet Céré'Obs, en annonçant les premières récoltes d'orge d'hiver pendant la semaine en Bourgogne. Les conditions de culture sont jugées stables, avec un contraste entre l'Ouest et l'Est, la partie la plus continentale ayant souffert de la sécheresse et de températures élevées. « Aujourd'hui dans les régions qui vont bien, on a plutôt une chance de faire mieux que la moyenne quinquennale mais ça peut encore changer », a noté Rémi Haquin, président du conseil spécialisé céréales.

Les cultures d'hiver sont en avance par rapport à la moyenne des trois dernières années. Cela va de deux jours au stade épiaison pour le blé dur à huit pour l'orge d'hiver, six pour le blé tendre, a détaillé Maggy Muckensturm, en pointant une différence entre le Nord et le Nord-Est, au-dessus de la moyenne, le Centre et le Sud-Ouest, au-dessous.

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Une « année à maladies »

« Une très grande prudence reste de mise vis-à-vis de la rouille jaune, dont un redémarrage est possible en fin de protection des plantes », a-t-elle ajouté, en soulignant la « forte pression maladie » cette année. Les producteurs ont jusqu'ici bien maîtrisé le champignon, selon Rémi Haquin, aucun impact négatif n'étant relevé. Un traitement fongicide supplémentaire a été appliqué, d'après lui. « Il faut garder cette souplesse » face à « une année à maladies » comme actuellement, a lancé le président. L'impact de la fusariose est aussi surveillé. Une situation commune à celle observée chez les pays voisins, comme l'Allemagne, l'Espagne et l'Angleterre.

Des prix sous pression

Sur les marchés, « un climat attentiste » est observé : « à peu près tous les signaux sont au vert » concernant les récoltes dans le monde, dont des niveaux « élevés » sont attendus, a indiqué Olivia Le Lamer, chef de l'Unité Grandes cultures. Cela se traduit par « une forte pression » sur les prix. Le blé américain a perdu 50 dollars/t en l'espace d'un mois. Même tendance de l'autre côté de l'Atlantique, avec une baisse de plus de 30 dollars/t sur l'origine européenne (France et Allemagne). Un « retour aux affaires » est cependant noté sur la dernière quinzaine, de la part de l'Algérie, de l'Afrique sub-saharienne et de l'Egypte, d'après Olivia Le Lamer. « La filière accueille avec soulagement la révision du cahier des charges de l'organisme d'achat égyptien, qui rétablit la tolérance de 13,5 % d'humidité », a-t-elle relayé. Une mesure qui rouvre cet important débouché au blé français.