Dans un bulletin sur l’offre et la demande de céréales publié le 2 février, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) estime que la production mondiale de céréales secondaires (maïs, sorgho, orge, millet…) est en passe d’atteindre « son niveau le plus élevé jamais enregistré », atteignant 1 523 Mt en 2023-2024, soit 3,82 % de plus par rapport à la campagne précédente. L’estimation de la FAO intervient à la suite de nouvelles données officielles provenant de plusieurs pays producteurs (Canada, Chine, États-Unis et Turquie), où des rendements en hausse et des superficies récoltées plus importantes que prévu ont entraîné un relèvement des estimations de production de maïs.
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Plus largement, la production mondiale de céréales pour la campagne actuelle devrait atteindre « un nouveau niveau record », s’établissant à 2 836 Mt, soit 1,2 % de plus qu’en 2022, selon la FAO. Les prévisions concernant la production mondiale de blé ont notamment été remontées de 1,4 Mt et portés à 788,5 Mt pour 2023-2024. L’amélioration des perspectives de production s’expliquerait par des rendements du blé, et une superficie récoltée, supérieurs aux attentes. « Cela devrait compenser la réduction des prévisions concernant la production de blé au Brésil, due aux effets des vagues de chaleur et des précipitations excessives », précise la FAO. Si l’on se penche sur l’année 2024, les semis de blé d’hiver dans le monde devraient se contracter modérément par rapport à l’année passée, en raison d’une baisse des prix internationaux, mais aussi des aléas climatiques. Dans l’UE, des retards dans les semis dus à de fortes précipitations ont ainsi « contribué à une légère réduction des superficies de blé d’hiver », prévient la FAO.