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Céréales ukrainiennes : Moscou ne voit « aucun progrès » pour proroger l’accord d’Istanbul

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« Nous apprécions les efforts de l’ONU, elle essaie de faire son mieux mais, jusqu’à présent, nous ne voyons aucun progrès », a déclaré le 25 avril l’ambassadeur russe auprès des Nations unies à Genève Guennadi Gatilov. La veille, le chef de l’ONU, Antonio Guterres, avait adressé une lettre au président russe Vladimir Poutine, « traçant les contours d’une voie à suivre pour améliorer, prolonger et étendre l’accord d’Istanbul » au-delà du 18 mai, date de la prochaine expiration. Une lettre similaire a également été envoyée aux deux autres signataires de l’accord, l’Ukraine et la Turquie. Depuis des mois, Moscou menace de suspendre l’accord d’Istanbul relatif aux exportations de céréales ukrainiennes en mer Noire en raison des sanctions occidentales qui perturbent l’application formelle du second accord relatif à l’exportation des engrais russes (conclu également en juillet 2022 dans le contexte de la guerre en Ukraine). Un argument sur lequel s’était appuyé Moscou le 18 mars pour proroger l’accord de 60 jours, au lieu d’une reconduction tacite initialement convenue de 120 jours.

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La Russie attend toujours que des progrès soient réalisés sur la reconnexion de la banque russe spécialisée dans l’agriculture Rosselkhozbank au système bancaire international Swift. Sur ce point, les États-Unis ont donné à la banque JPMorgan la permission d’effectuer le 26 avril des paiements vers la banque russe pour permettre des exportations de céréales et d’aliments à destination des pays les plus vulnérables. Autres exigences de Moscou : la reprise des livraisons en Russie d’engins et pièces détachées agricoles ; l’annulation des entraves pour assurer des navires et accéder aux ports étrangers ; le dégel des actifs de sociétés russes liées au secteur agricole situés à l’étranger ; et la reprise du fonctionnement du pipeline Togliatti-Odessa, qui relie la Russie à l’Ukraine et permet la livraison d’ammoniac. Pour l’instant, « Moscou n’a pas encore pris de décision sur l’avenir de l’accord céréalier », a assuré Guennadi Gatilov.