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Céréales ukrainiennes : prorogation de deux mois de l’accord d’Istanbul

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Après avoir été reconduit déjà deux fois (en novembre 2022 et en mars 2023 Ndlr), « il a été décidé de prolonger de deux mois supplémentaires l’accord d’Istanbul relatif aux exportations de céréales ukrainiennes en mer Noire (conclu en juillet 2022) », a déclaré le 17 mai le président turc, Tayyip Erdogan, dont le pays assure la médiation entre la Russie et l’Ukraine. La veille, Moscou avait pourtant déclaré qu’« il restait encore beaucoup de questions sans réponse » avant de pouvoir proroger l’initiative.

Lire aussi : Céréales ukrainiennes : les États-Unis et le Royaume-Uni appellent Moscou à prolonger l’accord

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Depuis le début des négociations, la Russie attend que les Occidentaux lèvent leurs sanctions qui, selon ses dires, entravent une application formelle du second accord relatif à l’exportation des engrais russes (conclu également en juillet 2022). Un argument sur lequel elle s’était appuyée le 18 mars pour proroger l’accord de 60 jours, au lieu d’une reconduction tacite initialement convenue de 120 jours. À cette fin, Moscou a listé cinq exigences, notamment la reconnexion au système bancaire international Swift de la banque russe spécialisée dans l’agriculture Rosselkhozbank, l’annulation des entraves pour assurer des navires et accéder aux ports étrangers ou encore la reprise du fonctionnement du pipeline Togliatti-Odessa, qui relie la Russie à l’Ukraine et permet la livraison d’ammoniac. Les autres concernent la reprise des livraisons en Russie d’engins et pièces détachées et le dégel des actifs de sociétés russes liées au secteur agricole situés à l’étranger.

De leur côté les États-Unis et le Royaume-Uni qui réfutent cette version, avaient encore accusé la Russie d’user de la nourriture « comme arme de guerre ».