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Revenu agricole Cerfrance cherche à développer le conseil en méthanisation à la ferme

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Le réseau des centres de gestion Cerfrance veut développer le conseil en méthanisation à la ferme, un moyen pour les éleveurs de diversifier leurs sources de revenu, et de tisser des partenariats avec les céréaliers a indiqué mi-mai un de ses responsables, Gilbert Montaigne.

Les centres de gestion Cerfrance veulent développer le conseil en méthanisation à la ferme, un moyen permettant aux agriculteurs « de diversifier leur activité pour disposer d’une source de revenu supplémentaire en revendant l’électricité ou le gaz naturel produit à partir du biogaz », a développé mi-mai Gilbert Montaigne, un des membres de l’équipe de cinq experts de Cerfrance qui se sont spécialisés dans le conseil en méthanisation à la ferme.
Cette équipe de Cerfrance récemment constituée s’est rendue fin mars à Hanovre en Allemagne, pays qui compte 7 000 méthaniseurs agriculteurs, afin de perfectionner son expertise, mais en l’adaptant aux réalités françaises. « Il est important d’aider les agriculteurs dans leurs choix en étudiant avec eux toutes les facettes » d’un projet de méthanisation à la ferme, a commenté Michel Le Bret, président du Cerfrance des Côtes d’Armor, à l’issue de cette missions d’étude.

Les atouts du contexte français

Par rapports à leurs collègues allemands, les agriculteurs français peuvent faire jouer plusieurs atouts, mais différents.
D’une part les agriculteurs français peuvent miser en effet sur une élévation d’environ 1,5% par an du prix de rachat de l’électricité générée à partir de la combustion du biogaz, car ce prix est indexé sur celui de l’électricité, a souligné Gilbert Montaigne. En Allemagne, le prix de rachat de l’électricité est garanti, mais il est bloqué sur 15 ans.
D’autre part, la France a fait le choix de développer la méthanisation à la ferme principalement à partir de déchets et peu à partir de cultures dédiées. Les Allemands, utilisent généralement 50% maïs-ensilage (substrat très méthanogène), 40% de fumiers et lisiers et 10% de déchets agroalimentaires et poussières de silos de céréales. Mais le système allemand subit les pressions de la future Pac « écologique » et des critiques d’associations qui dénoncent la monoculture du maïs.
Faute de grandes quantités de maïs-ensilage pour avoir un mélange méthanogène, les éleveurs français peuvent relever le défi par des partenariats avec les céréaliers, estime Gilbert Montaigne. Un éleveur méthaniseur peut ainsi commander à un céréalier ou à une coopérative des résidus, comme les poussières de céréales et de paille. En échange, l’éleveur méthaniseur peut résoudre son problème de matière organique à épandre en vendant les digestats (résidus) de méthanisation au céréalier ou à la coopérative pour fertiliser les sols.

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