La récolte des cerises a débuté dans les principaux bassins de production, notamment les Pyrénées orientales et le Vaucluse, avec une avance d’environ une semaine par rapport à 2025, a indiqué Alexandra Lacoste, directrice de l’AOP Cerises à Agra Presse le 7 mai. Le démarrage de la récolte devrait s’intensifier cette semaine avec un pic de production attendu les deux dernières semaines de juin. Dans l’ensemble, les vergers ont connu de « très belles » conditions de floraison et le potentiel de récolte est, à ce stade, qualifié de « normal ». Si les variétés précoces arrivent progressivement sur les étals, la filière reste particulièrement prudente face aux risques climatiques, la pluie pouvant notamment dégrader une partie des fruits.
« La cerise est un fruit particulièrement fragile », rappelle Mme Lacoste, soulignant qu’il est encore trop tôt pour établir des prévisions définitives de production. En cas de dégâts, des taux de tri élevés peuvent rapidement alourdir les coûts de main-d’œuvre et compromettre la récolte. La filière reste également attentive à la pression de la drosophile suzukii, insecte originaire d’Asie particulièrement nuisible aux cerisiers. Des programmes de lutte recourant à des lâchers d’auxiliaires ou d’insectes stériles sont actuellement déployés dans le cadre d’essais avec l’Inrae. Pour rappel, la France a produit près de 33 000 tonnes de cerises en 2025, en hausse de 5 % sur un an et de 12 % par rapport à la moyenne 2020-2024, selon Agreste (ministère de l’Agriculture). Plus précisément, environ 25 000 t de cerises de bouche et 7 800 t de cerises pour l’industrie. La production se concentre principalement dans trois régions : l’Occitanie, la Provence-Alpes-Côte d’Azur et l’Auvergne-Rhône.
JJ