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Certaines plantes sont mieux armées face aux conditions sèches et stressantes

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Une étude redéfinit la compréhension de l'efficacité de l'utilisation de l'eau par certaines plantes tel que le maïs. Crédits : © Rajesh Balouria/Pixabay

Des chercheurs ont démontré que le contrôle non stomatique de la transpiration de certaines plantes, notamment le maïs, le sorgho et le millet commun, leur donne un avantage dans le maintien d’un microclimat bénéfique pour la photosynthèse dans leurs feuilles, lors de températures élevées.

Les résultats d’une étude publiée récemment dans la revue PNAS par des chercheurs australiens remettent en question une hypothèse fondamentale en phytologie selon laquelle les stomates contrôlent seuls la perte d'eau des feuilles. « Nous démontrons l'existence d'un contrôle non stomatique de la perte d'eau dans les plantes et son rôle vital dans le maintien de conditions favorables de CO² pour atteindre des taux d'assimilation élevés sous une demande d'évaporation accrue » ont ainsi indiqué Diego Márquez, chercheur en physiologie végétale à l’université de Birmingham, qui a travaillé aux côtés d’une équipe composée de chercheurs australiens de l’université nationale de Canberra et de l’université James-Cook à Cairns

Un avantage en cas de températures élevées

Ces derniers se sont penchés sur le maïs, le sorgho et le millet commun, des cultures essentielles pour la sécurité alimentaire mondiale et toutes appartenant à la famille des plantes C4, qui utilisent la voie de fixation du carbone en C4 pour augmenter leur efficacité photosynthétique en réduisant ou en supprimant la photorespiration. Or, d’après les auteurs de l’étude, le mécanisme de contrôle non stomatique de la transpiration donne aux trois cultures étudiées « l'avantage de maintenir un microclimat bénéfique pour la photosynthèse au sein de leurs feuilles ». Cela leur permet de continuer à absorber le CO² dans le cadre du processus de photosynthèse et de croissance, et ce « malgré des températures élevées et une demande atmosphérique accrue en eau, sans pour autant augmenter la dépense en eau ».

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Pour Diego Márquez, ces résultats « ont des implications significatives sur l’adaptation des plantes au changement climatique et sur la manière dont les cultures pourraient être cultivées dans des environnements arides ». Une meilleure compréhension de ce mécanisme « pourrait ouvrir de nouvelles voies pour améliorer l’efficacité de l’utilisation de l’eau dans les cultures C4 ».