Donald Trump a été élu 45e président des Etats-Unis. Comme pour le Brexit en juin dernier, personne n’y croyait vraiment et pourtant c’est bel et bien arrivé. Sans même attendre les résultats définitifs de ces élections américaines, un vent de défiance s’est propagé sur les principales places financières, de Tokyo à l’ensemble de l’Europe, qui hormis la Suisse se sont orientées à la baisse dès l’ouverture. C’est dire si l’arrivée du candidat républicain à la Maison Blanche ne fait pas l’unanimité parmi les chefs d’entreprise de part et d’autre de l’Atlantique. Les positions affichées tout au long de la campagne électorale par le magnat de l’immobilier, contre le libre-échange commercial notamment, font craindre le pire sur l’évolution de l’activité économique.
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Seuls les opposants à la mondialisation économique peuvent aujourd’hui raisonnablement se réjouir de cette victoire. Donald Trump l’a dit et répété tout au long de sa campagne, il est contre les accords commerciaux de genre TTIP et parle même de renégocier l’Alena ! Mais si ses positions entrent en résonance avec la méfiance grandissante sur l’opacité qui entoure la négociation de ces traités commerciaux – on l’a observé dernièrement en Europe lors de la signature du Ceta avec le Canada –, la solution ne passe évidemment pas par un regain de nationalisme et de racisme comme le prône le prochain occupant de la Maison Blanche. Espérons que les politiques prendront bien toute la mesure de ce qui vient d'arriver aux Etats-Unis et de ce qui risque d'arriver dans les mois qui viennent. Ce qui est certain, c'est qu'une grande période d’incertitude s'ouvre sur de nombreux fronts, économiques et politiques.