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Santé animale C’est quoi, un élevage bio ?

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Lors de la journée du 2 mars consacrée à l’élevage en conduite biologique, sur le stand de l’Agence bio, au Salon de l’agriculture, éleveurs, vétérinaire, professionnels du secteurs sont venus témoigner de leur travail auprès du grand public. Deux éleveurs ont expliqué en quoi diffère la conduite d’un élevage bio. Les traitements allopathiques étant restreints sur les animaux élevés en production biologique, l’éleveur doit tout faire pour éviter les maladies.

Le règlement européen est strict. Il stipule que « si un animal ou un groupe d’animaux reçoit au cours d’une période de douze mois plus de trois traitements à base de médicaments vétérinaires allopathiques chimiques de synthèse ou d’antibiotiques, ou plus d’un traitement si leur cycle de vie productive est inférieur à un an, les animaux concernés ou les produits obtenus à partir de ces animaux ne peuvent être vendus en tant que produits biologiques et les animaux sont soumis aux périodes de conversion ». Les éleveurs bio doivent donc tout faire pour maintenir leurs animaux en bonne santé.
Pour Benoit Granger, éleveur en Dordogne, dans la région de Périgueux, sur une exploitation familiale en bio, respecter le cahier des charges n’est pas impossible. Depuis 1994, sa famille élève des vaches allaitantes (100 mères) sur 160 ha. L’herbe et les céréales pour les animaux sont produits sur la ferme et couvrent 100% des besoins. Production de maïs, luzerne, pois, féveroles… avec des rendements de 60 q/ha pour le maïs et de 35q/ha pour les céréales à paille.
Les animaux connaissent peu les problèmes de santé rencontrés dans les autres élevages tels que diarrhées, acidose… Une règle : respecter les animaux.
« Les animaux sont moins poussés, le cycle de l’animal est mieux respecté », explique Benoit Granger.
De ce fait, les vaches font en moyenne 7 à 8 veaux et sont renouvelées en moyenne à l’âge de dix ans.
Bernard Hannoyer est éleveur en Bourgogne et ancien vice-président de Bio-Bourgogne viande. Il élève 350 brebis et des bovins viande. Lui aussi s’est converti à l’agriculture biologique en 1994. Il n’a pas de difficultés à respecter le cahier des charges des productions animales bio.
« Dès que j’ai arrêté les produits chimiques sur les prairies et sur les cultures, remarque-t-il, le troupeau a été en bien meilleure santé, surtout pour ce qui est des maladies virales. Les moutons sont sensibles aux maladies virales ».
Les deux hommes affirment qu’aujourd’hui, en travaillant en filière courte, leur entreprise est également saine sur le plan économique.

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