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CGB : « Dans ce contexte, la commission doit revoir sa copie »

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C’est un vrai scénario catastrophe qui se prépare pour le secteur sucrier si jamais les conclusions du panel sucre de l’OMC devaient être appliquées, constate la CGB (Confédération générale des planteurs de betteraves) dans un communiqué. La condamnation porte en effet sur un volume de 4,6 millions de tonnes exportées au total, un volume qui s’ajoute à la suppression des 1,2 Mt exportées avec restitutions dans le cadre du Doha Round. Autant dire que pour la France, premier exportateur de sucre de l’UE, cela conduirait, selon la CGB, à une baisse de 40% de sa production (équivalente à 150 000 ha de betteraves), la fermeture d’une douzaine de sucreries et la perte de 10 000 emplois. En conséquence, « les planteurs de betteraves attendent que l’Union européenne fasse appel de cette décision incompréhensible pour faire valoir que l’UE a toujours respecté ses engagements à l’OMC et que cette condamnation n’est pas fondée ». « Dans ce contexte, la réforme du réglement sucre telle qu’elle a été proposée n’est plus de mise », affirme Alain Jeanroy, directeur général de la confédération. « Cette réforme annonce vouloir renforcer la compétitivité du sucre européen, poursuit-il, la France est prête à miser sur cette compétitivité, mais qu’on lui en donne les moyens ! » Pour les betteraviers, les conclusions du panel sont telles qu’elles montrent, si besoin était, qu’il n’est pas possible de décider d’une réforme avant fin 2005. A ce moment, les résultats définitifs du panel (mars 2005) seront connus, de même que les quantités acceptées par l’OMC à l’export.

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