Pour de nombreux eurodéputés issus de plusieurs groupes politiques, l’observatoire européen de la chaîne agroalimentaire doit mener à des actions concrètes pour justifier son existence. C’est ce qui ressort du débat sur le sujet qui s’est déroulé le 18 février en commission de l’Agriculture du Parlement européen. À cette occasion, Pierre Bascou, de la DG Agriculture, est venu présenter le rôle de cet observatoire (AFCO) créé en 2024 et qui devrait s’inspirer des exemples français, espagnol ou belge. « Il ne faut pas que ce soit un élément d’étude supplémentaire qui ne soit pas capable d’identifier des mesures concrètes », affirme d’emblée l’Italien Raffaele Stancanelli du PFE (extrême droite). Sentiment partagé par ses compatriotes, la sociale-démocrate Camilla Laureti et le conservateur Carlo Fidanza (ECR). « Il faut aussi tirer les conclusions des observations », ajoute le Vert allemand Martin Hausling. De son côté, la Française Céline Imart (PPE, droite) se félicite de cet atout pour la transparence de la chaîne agroalimentaire mais prévient : « Un observatoire ne résout rien mais offre les données aux décideurs politiques pour agir. » La prochaine réunion de l’AFCO est annoncée pour le 13 mars.
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