Interrogé le 25 novembre à propos du blocage actuel des discussions sur « le pouvoir d’achat et les salaires » entre les syndicats de salariés du réseau des chambres d’agriculture et leurs employeurs, le secrétaire général de l’APCA (tête de réseau) Christophe Hillairet a déclaré qu’il n’est « pas fermé à la discussion, mais [qu'] elle doit être globale ». Face à la demande d’augmentation de la valeur du point, l’élu national met d’abord en avant que les chambres d’agriculture ont par ailleurs une « obligation de revalorisation automatique annuelle de 1,7 % – en moyenne sur trois ans – de la masse salariale », liée à l’attribution de points. Alors que le Smic a progressé de 2,2 % au 1er octobre et que le coût de la vie augmente ces dernières semaines, la CFDT demande une augmentation qui « compense l’inflation ». Elle rappelait dans son communiqué le 8 novembre que les salariés des chambres ont bénéficié d'« une seule augmentation collective depuis 2012 », ainsi que d’une augmentation du point de « seulement 0,8 % » en 2018.
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M. Hillairet souhaite par ailleurs inscrire cette négociation dans le cadre plus large de la révision du statut des salariés des chambres d’agriculture. D’après la loi Essoc paru en décembre 2020, le ministre de l’Agriculture doit faire paraître d’ici juin par ordonnance des mesures relatives au « rapprochement » des règles applicables aux salariés de chambre d’agriculture de celles du Code du travail. « Les organisations syndicales veulent introduire du droit privé dans le statut actuel, et nous voulons, nous, un statut entièrement nouveau de droit privé, explique Christophe Hillairet. Nous voulons par exemple fixer des objectifs aux collaborateurs, ou introduire des notions de mobilité. » Face à ce dissensus, le secrétaire général de l’APCA souhaiterait que le ministère de l’Agriculture intervienne pour préciser ce que les pouvoirs publics attendent exactement par « rapprochement ».