Chambres d’agriculture et Safer vont mobiliser leurs complémentarités pour installer, accompagner l’agroécologie, et aussi les programmes territoriaux concernant les agriculteurs.
Les chambres d’agriculture de France et la fédération des Safer (FNSafer) ont conclu le 18 mars un accord-cadre afin de mener des actions communes pour installer des agriculteurs, les accompagner dans la protection des espaces agricoles et leurs projets d’agroécologie, et négocier des programmes qui apportent des services aux collectivités comme les programmes alimentaires territoriaux (PAT). Sébastien Windsor, président de l’APCA (Assemblée permanente des chambres), et Emmanuel Hyest, président de la FNSafer, ont signé une convention de partenariat qui ouvre ces nouvelles perspectives de collaboration.
Création d’un fonds d’investissement pour soutenir l’installation
Pour concourir au renouvellement des générations, APCA et FNSafer mobiliseront la complémentarité de leurs outils (le Répertoire départ installation des chambres - RDI, l’intermédiation locative des Safer), et « tous dispositifs de recherche de bailleurs et d’investisseurs », précise Christophe Maillet, directeur des études à la FNSafer. Elles finaliseront dans les prochains mois la création d’un fonds d’investissement destiné aux agriculteurs porteurs de projets d’installation. Un des objectifs de ce fonds sera l’installation de hors cadres familiaux, notamment pour que ceux qui viennent du milieu urbain parviennent à s’installer dans d’autres secteurs que le maraîchage ou la fabrication de fromage de chèvres, par exemple en grandes cultures ou en élevage laitier ou porcin.
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Sur la protection des espaces agricoles, la convention de douze pages indique que les deux têtes de réseau assureront « une mission d’accompagnement des exploitations agricoles engagées dans des systèmes multi-performants, bas carbone et bas intrants », en mobilisant les principes de l’agroécologie : la diversification des exploitations, l’agriculture biologique, l’agroforesterie, le biocontrôle, le développement des circuits de proximité, cite la convention. Cela se traduira, pour les énergies renouvelables, par un suivi croisé de la situation économique des agriculteurs. Par exemple, chez les exploitants qui ont mené des projets d’agrivoltaïsme, les deux familles veilleront à ce que la production d’énergie ne se fasse pas aux dépens de la production alimentaire.
Sur les rapports entre les milieux agricoles et les collectivités, les chambres et les Safer s’engagent à représenter les milieux agricoles auprès des collectivités, par exemple en négociant conjointement avec les élus des programmes alimentaires territoriaux pour la fourniture des cantines ou des programmes de protection des aires de captage d’eau. Elles s’engagent à participer activement à l’observatoire de la consommation des espaces agricoles, naturels et forestiers.