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Pâtisserie industrielle/Stratégie Champador voit grand

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Depuis la reprise du site LU France (à l’époque propriété de Danone) en 2006 par Alain Téot et Michel Bosmans, Champador, qui produit notamment les produits feuilletés prêts à garnir Jean Ducourtieux structure son développement. Avec deux acquisitions, une dans les produits surgelés et une dans la logistique.

Au départ, en 2006, Alain Téot, fondateur de Brake France et Michel Bosmans, directeur financier de Lu France, reprennent un site industriel de Lu France spécialisé notamment dans la fabrication des biscuits feuilletés, dont les Palmitos. Situé à Champagnac-de-Belair (24), il produit également les produits feuilletés prêt à garnir Jean Ducourtieux. Une marque reconnue en RHF que les deux hommes entendent bien développer. Champador, qui emploie 240 personnes en CDI (effectif annuel moyen : 300 personnes) annonce 40,25 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2009 (pour environ 38 millions d’euros au moment de la reprise).

Se développer à l’export et en GMS
L’activité est réalisée à 55 % en RHF et 15 % respectivement en sous-traitance (Lactalis, Lu France…), en GMS et à l’export. Le contrat avec Lu France conclu pour trois ans au moment du rachat a ainsi été renouvelé sans limitation de durée. « Nous voulons maintenir notre leadership en RHF, poursuivre la sous-traitance et nous développer à l’export ainsi qu’en GMS, circuit sur lequel nous sommes présents depuis 18 mois », explique Alain Téot, président de Champador. En GMS, Champador est référencé par les dix principales enseignes nationales avec des produits sous MDD à 75 %, mais aussi sous ses marques propres, Champador et la Feuilletière du Périgord. L’usine qui produit actuellement 8 500 t par an fonctionne pour une capacité de production qui dépasse les 23 000 t.

Un pied dans la distribution…
Mais le développement de Champador ne se limite pas au seul site de production de Champagnac-de-Belair. Car depuis 2006, Alain Téot et Michel Bosmans ont procédé à deux rachats via la holding DPI (Dordogne Périgord Investissements). Suite à la reprise d’un dépôt de distribution en Dordogne, Dordogne logistique a été créée il y a un an. Cette entreprise qui compte 21 personnes et affiche un chiffre d’affaires de 7 millions d’euros distribue les produits du GIE Club Restauration (LU, Liebig, Campbell, Lesieur et Champador) en RHF. « Ainsi, nous maîtrisons notre distribution », précise Alain Téot. Voilà pour le développement vertical.

… et dans la pâtisserie surgelée
En termes de développement horizontal, DPI a repris les actifs de Délices de Ninon, à Malemort-sur-Corrèze (19), il y a un an, à la suite d’un dépôt de bilan fin 2008. L’entreprise, rebaptisés les Délices Pâtissiers, fabrique des produits finis surgelés. Elle emploie 21 personnes et Alain Téot prévoit un chiffre d’affaires de 1 million d’euros pour le premier exercice. « Nous travaillons déjà avec la RHF et à l’export. Dans un second temps, nous proposerons aussi ces produits à la GMS. Comme ces produits sont surgelés, ils ont un objectif qualitatif supérieur à ceux de Champador qui sont des produits secs à DLUO de 12 mois », précise Alain Téot. Comme pour Champador, le site dont la capacité est supérieure atteint 10 000 t, bénéficie de réelles réserves de capacités.
Concrètement, Alain Téot entend doubler le chiffre d’affaires d’ici à cinq ans. Des créations d’emplois supplémentaires sont déjà envisagées pour Dordogne Logistique. « Nous sommes en train de constituer un petit groupe agroalimentaire. Nous sommes déjà la troisième acteur du secteur en Dordogne après les abattoirs Sobeval (1) et Martine Spécialités », se félicite Alain Téot. Quant à l’avenir, « nous sommes en phase de croissance. Quand une opportunité en phase avec nos axes stratégiques se présente, on la saisit », annonce-t-il.

(1) groupe VanDrie.

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