Les Distances de sécurité riverains (DSR) sont « une nouvelle source d’inquiétude pour les vignerons », a indiqué Maxime Toubart lors de l’assemblée générale du Syndicat des vignerons de la Champagne (SGV) qui s’est tenue le 7 avril. La Distance de sécurité riverains (DSR) est le terme utilisé en Champagne pour la mise en œuvre des Zones de non-traitement (ZNT) aux pesticides, récemment élargies à tous les lieux accueillant des travailleurs réguliers. De nombreuses surfaces « sont potentiellement concernées en Champagne par des impasses techniques qui peuvent engendrer, comme en 2021, une perte intégrale de la récolte », a signalé le président des vignerons champenois. Les DSR « habitations » concernent à elles seules déjà plus de 1 000 hectares en Champagne. De plus, « notre crainte à terme avec la réhomologation des produits est de voir les interdictions s’étendre. Nous courons ce risque avec le cuivre », a-t-il alerté.
Au moment où la protection phytosanitaire est menacée, le vignoble champenois est maintenant aux prises avec un nouveau variant de la flavescence dorée, « très épidémique », appelé M54, qui sévit depuis plusieurs mois dans le Bordelais. Dans ce vignoble, une cotisation de 8,50 euros par hectare a été levée pour financer la lutte contre la maladie. "Si nous n’arrivons pas à juguler la maladie, nous ferons comme les Bordelais », a indiqué Laurent Panigai directeur général du SGV, en attendant la mise au point d’un éventuel traitement. En l’absence d’un traitement existant actuellement face à cette maladie incurable, le SGV a fait le choix d’une mobilisation collective avec comme mot d’ordre « prospecter, marquer, arracher » les pieds infectés.
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Enfin, l’année 2021, « très éprouvante » en raison d’un été très pluvieux, a été l’occasion pour Maxime Toubart de rappeler que le « zéro herbicide » en 2025 « est un objectif à atteindre et non pas une obligation à intégrer dans le cahier des charges » de l’appellation.