Avec la mise en œuvre des nouvelles institutions européennes, sans doute au 1er décembre, c’est une période totalement inédite qui s’ouvre au vieux continent. La généralisation du rôle de codécision du parlement européen est un changement majeur. Les pessimistes diront qu’à la technocratie tant critiquée de Bruxelles vont s’ajouter les lenteurs du parlementarisme. D’autres, plus optimistes, vont louer cette « révolution démocratique », selon les termes de Paolo de Castro, président de la Commission agricole du parlement européen. Une « révolution démocratique » qui va enfin donner du pouvoir aux élus du peuple européen.
Pour l’agriculture, en tout cas, cela peut constituer une chance de sortir des frilosités budgétaires bruxelloises. À entendre le même Paolo de Castro, les députés concernés par l’agriculture comptent bien conserver, voire renforcer, la capacité régulatrice de l’Europe en agriculture. Le président de la « Com’agri » semble pleinement convaincu des positions à la française selon lesquelles, avant de faire de l’écologie ou de la protection animale, il faut au moins dégager du revenu pour les agriculteurs et éviter que leur nombre ne fonde comme neige au soleil. Convaincu aussi qu’il ne faut pas déshabiller le budget de la Pac pour vêtir de nouvelles politiques communes.
Les organisations agricoles ont intérêt de fréquenter cet homme, même si ses thèses risquent d’être chahutées par les « budgétaires » du même parlement européen ou de la future Commission européenne. Mais ce n’est pas si sûr.
D’une manière générale, le nouveau rôle du Parlement devrait inciter les syndicats à renforcer leurs liens avec cet organisme. S’ils l’ont peut-être négligé dans le passé cela ne doit plus être le cas aujourd’hui.

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