Le ministre de la Transition écologique démissionnaire Christophe Béchu s’est dit frustré « de n’avoir pu présenter » le troisième Plan national d’adaptation au changement climatique (Pnacc-3), rapporte l’AFP le 24 juillet. M. Béchu a toutefois assuré n’avoir « aucun doute » sur le fait qu’il allait « sortir », soulignant sa « nécessité ». Prévu initialement au printemps, le Pnacc-3 se fait toujours attendre, suscitant l’inquiétude des associations environnementales, qui craignent « un recul de l’ambition » gouvernementale sur la question, mais également de la Cour des comptes. « Ma frustration de ne pas avoir pu présenter le Pnacc est à la hauteur du temps de travail que nous y avons consacré », a souligné le ministre devant la presse en dressant le bilan de ses deux années au ministère de la Transition écologique.
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Selon M. Béchu, le Pnacc-3 est « prêt depuis […] avril », mais il n’a pas pu être présenté en raison de plusieurs contretemps, dont la période de réserve liée aux élections européennes puis la dissolution du gouvernement. « Mon souhait est que le texte soit présenté tel quel » car « ce serait une perte d’énergie et de temps considérable que d’en refaire l’élaboration ». Mais « je n’ai aucun doute sur le fait que ce plan sortira » quel que soit le futur gouvernement, la « question sera celle de sa mise en œuvre », a-t-il déclaré. L’an dernier, M. Béchu avait appelé à sortir du « déni » et à préparer la France à un réchauffement de 4°C par rapport à l’ère préindustrielle en France métropolitaine, un scénario moins optimiste que ceux retenus jusqu’alors. La France s’est déjà réchauffée de 1,7°C et a connu en 2022 et 2023 ses deux années les plus chaudes jamais enregistrées.