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Chasse : les propositions de députés sur les conflits d'usages

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Les conflits d’usages dans les espaces naturels (promeneurs, agriculteurs, sylviculteurs, chasseurs, etc.) font l’objet d’une « médiatisation importante » mais « ils ne sont pas représentatifs de la plupart des interactions entre usagers », qui se déroulent généralement « dans l’harmonie », estime la mission flash sur la conciliation des usages de la nature, menée par les députés Emmanuel Blairy (RN, Pas-de-Calais) et Daniel Labaronne (EPR, Indre-et-Loire), et relayée par le média Contexte. Les auteurs listent toutefois des « sources de frictions » (surfréquentation, surpopulation de gibier, relations avec les chasseurs) et formulent onze recommandations. 

Parmi les principales : promouvoir « des outils de concertation locale » ; dresser le bilan de l’accord passé en 2023 entre la Fédération nationale des chasseurs (FNC) et les syndicats agricoles, qui vise -20 % à -30 % de dégâts (en surface) commis par le grand gibier entre 2023 et 2026 ; « envisager une réflexion sur les demandes de plans de chasse à l’échelle du massif forestier » ; « redéployer davantage le travail de l’OFB vers des missions de police de la chasse ». La mission préconise aussi de donner à tous les agents de police municipale « la compétence de rechercher et constater les infractions à la police de la chasse ». 

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Les auteurs soulignent que « la hausse de la fréquentation des espaces naturels est indéniable au cours des vingt dernières années », tandis que les espaces ouverts au public et de loisirs « n’ont pas considérablement augmenté en superficie ». Par exemple, « 27 millions de personnes en France pratiquaient la randonnée annuellement » en 2021, soit « 9 millions de plus qu’en 2014 », et les visiteurs des parcs naturels nationaux s’élevaient à 8,5 millions par an en 2019 contre 6 millions en 2011.

« Il faut promouvoir les outils de concertation locale »