Dans le cadre de son audition par les députés de la commission des affaires économiques le 21 septembre, le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau a évoqué la restauration collective et les projets alimentaires territoriaux (PAT), comme exemples de pistes de travail pour la mise en œuvre d’un chèque alimentaire. « Nous pourrions par exemple imaginer que les projets alimentaires territoriaux constituent un vecteur, a déclaré Marc Fesneau dans son propos liminaire. Nous pourrions, de la même manière, faire le lien avec l’application des objectifs de la loi Egalim en restauration collective, offrir des repas de qualité à tous les enfants scolarisés ». Contacté, le cabinet du ministre n’a pas précisé le fonctionnement des dispositifs.
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Le 12 septembre, Bercy a indiqué à l’AFP qu’aucun crédit ne sera dédié à un éventuel chèque alimentaire dans le budget 2023, bien que la réflexion sur cette aide promise par Emmanuel Macron se poursuive, selon le ministère de l’Agriculture. Casse-tête pour l’exécutif, le chèque alimentaire devait initialement permettre aux foyers modestes d’acheter des produits frais et locaux, mais devant la complexité du système, le gouvernement avait annoncé en juin qu’il se fondrait dans un « chèque inflation » plus simple, distribué à la rentrée. « L’idée n’est pas rejetée », avait expliqué le ministre de l’Agriculture, Marc Fesneau, le 12 septembre matin sur l’antenne de Sud Radio. « On est en train d’y travailler avec Jean-Christophe Combe (ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des personnes handicapées, ndlr), puisque c’est une question plutôt de solidarité », a-t-il affirmé.