Phyto-Victimes, l’association d’aide aux victimes de pesticides, vient d’ouvrir une antenne en Guadeloupe pour aider ceux qui voudraient faire appel au Fonds d’indemnisation des victimes des pesticides (FIVP) dans le cadre du plan Chlordécone IV, rapporte l’AFP. Elle est présente en Martinique depuis 2022. Le nombre de dossiers déposés auprès du FIVP reste particulièrement bas sur l'« Île papillon » : seulement 81 auraient été enregistrés, selon Edwige Duclay, la coordinatrice du plan chlordécone de l’État. Pourtant, Santé publique France estime que le risque de développer une pathologie (cancer de la prostate) liée à une surexposition concerne 14 % des Guadeloupéens. Cependant, le nombre de demandes « double chaque année », a-t-elle souligné, précisant qu'« une vingtaine de rentes sont en cours de versement » en Guadeloupe. Antoine Lambert, président de Phyto-Victimes, affirme que les sommes allouées par l’État pour cette pathologie s’élèvent à environ 300 euros par mois. Quelque 12 000 ouvriers de la banane sont potentiellement concernés. Le député socialiste guadeloupéen Élie Califer a déposé à la mi-janvier une proposition de loi pour reconnaître la responsabilité de la France et ouvrir l’indemnisation à l’ensemble de la population.
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