Selon les résultats de l’étude réalisée dans le cadre du programme Karuprostate mis en place pour comprendre la forte incidence du cancer de la prostate en Guadeloupe, « l’exposition au chlordécone est associée à un risque augmenté de développer la maladie », expliquent l’Inserm et le CHU de Pointe-à-Pitre, promoteurs de l’étude, dans un communiqué diffusé le 22 juin. Le risque de cancer s’accroîtrait fortement lorsque cet insecticide organochloré utilisé sur bananier aux Antilles de 1973 à 1993 est présent à plus de 1 microgramme par litre dans le sang. « Ces résultats scientifiques sont les premiers à suggérer l’existence d’une relation causale entre l’exposition à un perturbateur endocrinien et le risque de survenue du cancer de la prostate », signale le communiqué. L’étude montre également que le risque est multiplié par 5 chez les hommes présentant à la fois des antécédents familiaux de cancer de la prostate et de résidence dans un pays occidental.
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