À 100 voix pour, 80 abstentions et une voix contre, les députés ont adopté, le 29 février en première lecture, un texte reconnaissant la « responsabilité » de l’État dans le scandale de la chlordécone, un pesticide répandu dans les bananeraies de Guadeloupe et de Martinique jusqu’en 1993, alors que sa nocivité était connue depuis des années. La proposition de loi socialiste, portée par le député de Guadeloupe Élie Califer, va poursuivre son chemin parlementaire au Sénat. En séance, les députés ont notamment adopté la création d’une taxe additionnelle « de 15 % sur les bénéfices générés par l’industrie des produits phytosanitaires pour les sociétés redevables de l’impôt sur les sociétés qui réalisent un chiffre d’affaires supérieur à 250 000 000 euros ». L’amendement était porté par la députée écologiste Sandrine Rousseau, qui a plaidé pour l’application du principe « pollueur-payeur » : « Les pollueurs s’en sortent souvent à bon compte et n’ont pas à supporter le coût des préjudices qu’ils font subir à la société. À eux les profits, à nous les maladies, l’environnement pollué et le coût de la dépollution. » Le gouvernement a donné un avis défavorable et le rapporteur un avis de sagesse.
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