Plusieurs milliers de personnes ont manifesté le 27 février à Fort-de-France, en Martinique, contre la prescription d’une plainte déposée il y a quatorze ans pour empoisonnement au chlordécone par des associations martiniquaises et guadeloupéennes. « Matinik lévé » (Martinique, lève-toi !), scandaient les manifestants, rassemblés par une quarantaine d’associations, de syndicats et de partis politiques de l’île pour dire « non à l’impunité » et réclamer une justice pour les victimes de l’insecticide. « Ils nous empoisonnent, ils nous tuent », affirme une banderole de la CGT Martinique. D’autres manifestants avaient opté pour le rouge, vert et noir, couleurs du drapeau revendiqué par les indépendantistes. Plusieurs associations de Martinique et de Guadeloupe ont été auditionnées les 20 et 21 janvier par les juges d’instruction parisiens en charge de l’affaire. Dès 2006, elles avaient déposé plainte contre l’empoisonnement de leurs îles au chlordécone. Mais lors de cette audition, les juges d’instruction chargés de l’affaire depuis 2008 ont expliqué aux plaignants qu’il pourrait y avoir prescription des faits et que le dossier pourrait déboucher sur un non-lieu. Une option qui a heurté l’opinion et conduit à cette grande mobilisation le samedi 27 février.
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