Le chocolatier indépendant Chevaliers d’Argouges vient d’obtenir le label PME +. Une façon de valoriser ses initiatives en matière de RSE, illustrées notamment par un début de conversion de sa gamme en emballage papier recyclable.
Produits festifs par excellence, les chocolats de Pâques et de Noël donnent la priorité aux emballages aux couleurs vives et attirantes, laissant apercevoir les chocolats. Des emballages qui sont souvent assez peu compatibles avec l’exigence de recyclabilité de plus en plus prégnante. « Nous avons trouvé une solution pour deux références de chocolat de Pâques que nous avons emballées dans un sachet en papier recyclable qui évite le transfert de goût entre le produit et son emballage », explique Lionel Pierre, président des Chevaliers d’Argouges. La tâche n’a toutefois pas été simple. « Il n’a pas été facile de trouver des fournisseurs pour les sachets en papier recyclable dont nous avons besoin, mais nous y sommes parvenus », poursuit-il. Outre le prix supérieur, ces emballages ne laissent pas voir le produit, contrairement à ceux utilisés habituellement. Mais ces inconvénients ne freinent pas Lionel Pierre dans son ambition d’aller plus loin. « Nous allons continuer le passage à l’emballage recyclable pour d’autres références de notre catalogue », indique-t-il. D’ores et déjà, la gamme des Tablettes des Normands bénéficie d’un emballage recyclable, sans aluminium ni plastique.
Des volumes majoritairement bio
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La dimension environnementale n’est pas nouvelle pour cette chocolaterie basée à Moyon Villages dans la Manche. Fondée en 1991, la société s’est mise au bio dès 1996 et désormais, ce sont 55 % des volumes qui sont certifiés bio, presque toujours avec une certification Max Havelaar. Le bio prend de plus en plus d’importance dans l’activité des Chevaliers d’Argouges, porté par l’appétit des consommateurs et une grande distribution (80 % des ventes) de plus en plus ouverte à prendre ces produits, encore peu courants parmi les chocolats festifs. Connaissant une croissance régulière de ses ventes de 8 à 10 % par an ces dernières années (14,7 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2020, 16 millions d’euros prévus en 2021), la société investit régulièrement dans l’outils de production : le groupe froid a été changé cette année, pour un nouvel équipement économe en électricité, et des acquisitions de machines permettant d’améliorer les conditions de travail des 152 salariés sont régulièrement installées. Lionel Pierre ne compte pas s’arrêter là : « Nous souhaitons maintenir notre investissement dans les mesures sociales, tout en investissant dans les mesures environnementales qui représentent aujourd’hui un point majeur de la consommation. »