S’exprimant en marge de la présentation du Sommet du végétal, le 17 janvier, le président de l’Association générale des producteurs de maïs (AGPM), Christophe Terrain, a aussi souligné la régularité des rendements maïs en France. Ceci est, selon lui, le fait, d’une part, des atouts pédoclimatiques du pays, mais aussi de la technicité des producteurs et du progrès génétique. Soulignant que la France exporte 50% de son maïs grain, le président de l’AGPM a montré que les marchés pour le maïs français se développaient. Ainsi, si 95% des exportations de maïs grain se font vers l’UE, demain les marchés d’Afrique du nord vont se développer, grâce à la création d’élevages, a expliqué Christophe Terrain. Aujourd’hui le nord de l’Afrique se fournirait principalement en Amérique du sud. « Il y a là une véritable action de promotion et d’organisation logistique à repenser avec les opérateurs pour ces marchés et ce d’autant plus que nous pouvons être demain beaucoup plus concurrencés sur notre marché européen, notamment par le maïs ukrainien », a insisté Christophe Terrain. Concernant l’environnement, il a déclaré, « si le produire autrement, c’est l’amélioration permanente de nos pratiques, nous serons au rendez-vous et nous avons de quoi le démontrer avec nos instituts techniques et les travaux que nous conduisons ». « C’est pourquoi la priorité c’est l’optimisation des leviers de la production qui permettront de conjuguer le plus et le mieux. Je pense en particulier à l’irrigation, à la protection des plantes, aux nouvelles technologies, à la génétique… », a souligné le président de l’AGPM. Enfin, la prime aux cinquante premiers hectares, proposée par Stéphane Le Foll pour aider les petites exploitations, « n’est pas une politique d’orientation de l’agriculture, mais plutôt une compensation », selon Christophe Terrain. Il a d’ailleurs souligné que les aides au-delà du 50e hectare seraient fortement réduites et conditionnées quasi entièrement au respect des mesures de verdissement. « C’est pour cette raison que la totalité des couplages ou autres prélèvements sur le 1er pilier doit être encadrée et plafonnée », a conclu Christophe Terrain.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.