Le directeur de l’Union nationale interprofessionnelle cidricole (Unicid) Jean-Louis Benassi, a indiqué à Agra Presse, le 8 juin, qu’une enveloppe de 5 millions d’euros a été débloquée par le ministère de l’Agriculture afin de distiller 100 000 hectolitres de cidre. Soit la moitié du volume que la filière souhaite retirer du marché vu la chute brutale de la consommation pendant la crise du Covid-19. Cette information a été confirmée, le 9 juin, par le cabinet du ministre Didier Guillaume. « La filière doit faire preuve de solidarité », a déclaré le conseiller du ministre à Agra Presse. « L’État aide pour la distillation de la moitié des volumes, la filière doit s’organiser pour l’autre moitié. Pour la pomme de terre, ils ont réussi à écouler plus de 50 % de leurs stocks. »
Pour Jean-Louis Benassi, c’est « une avancée qu’il faut saluer » même si « le problème des excédents est loin d’être résolu ». Depuis un mois, la filière demande aussi le retrait du marché de 100 000 t de pommes à cidre. « Le gouvernement propose de commencer à travailler sur les mesures de dégagement prévues dans le cadre des OP, qui sont très insuffisantes en volumes et en indemnisation et laissent de côté tous les producteurs hors OP », déplore le directeur d’Unicid.
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Concernant la demande d’exonération de charges, « les discussions continuent », indique Jean-Louis Benassi. La filière cidricole estime que le seuil à atteindre pour y prétendre (au moins 50 % de pertes de chiffre d’affaires) est « trop élevé et exclut trop d’entreprises ». « Il est toujours demandé que les exonérations de charges s’appliquent aussi aux non-salariés – exploitants, chefs d’entreprise – ce qui pour l’instant ne trouve pas d’écho », a-t-il ajouté. Sur ce sujet, le cabinet du ministre de l’Agriculture renvoie la balle au ministère de l’Economie qui « arbitre » sur ces questions. Enfin, sur la demande de prolongement de la prise en charge à 100 % du chômage partiel et de l’éligibilité au fonds de solidarité pour les TPE, le ministère de l’Agriculture renvoie la profession cidricole vers le ministère du Travail.
« Une avancée qu’il faut saluer »